Morphinisme

Définition et enjeux

Portrait de Arvède Barine Arvède Barine,  Névrosés

“ Mais personne ne saurait nier que le morphinisme ait progressé d’une façon effrayante depuis trois ou quatre ans [17] . » du même, en 1890 : — « ... Pendant longtemps, le morphinisme est resté l’apanage exclusif des lettrés, des savants, des classes privilégiées. Mais actuellement... on sait que dans ces dernières années l’intoxication morphinique a pris une extension considérable, et qu’elle a envahi non seulement les milieux moyens et populaires, mais qu’elle a pénétré jusque dans la chaumière même [18] . » ”
Source : Wikisource

Portrait de Hector Malot Hector Malot,  Conscience

“ D'un côté, la manie par le morphinisme; de l'autre, la démence par l'excitabilité constante et désordonnée du cerveau: voilà ce qui l'attendait.
Entre un résultat fatalement certain et un qui n'était que possible, il n'avait pas à hésiter: il fallait renoncer à la morphine; et ce choix s'imposait avec d'autant plus de force que, si la morphine assurait à peu près le sommeil des nuits, elle ne donnait nullement la tranquillité des jours,—au contraire.
”
Source : Gutenberg

Alfred Martinet,  Thérapeutique clinique. Les médicaments (1903)

“ Le morphinisme se traduit dans l'ordre chronologique :
1° Par le besoin impérieux de la morphine, résultat de la propriété qu'a la morphine de provoquer après -la période d'excitation un état de dépression dont une nouvelle dose de morphine peut seule tirer le malade, en sorte que dans la cure du morphinisme la suppression du toxique peut provoquer des phénomènes dits d'abstinence (faiblesse du coeur, troubles digestifs, albuminurie, troubles nerveux, insomnie, asthénie) dont un seul est vraiment redoutable, l'insuffisance cardiaque.
”
Source : Gallica

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