Benjamin Giraud

Élements biographiques

Portrait de Benjamin Giraud Benjamin Giraud,  Morphine et puerpéralité : thèse présentée à la Faculté de médecine… (1915)

“ La question de l'analgésie obstétricale est très en faveur à notre époque, où l'on s'est beaucoup préoccupé d'écarter des malades la souffrance et surtout la peur de souffrir. D'après la Bible, la femme est, depuis la faute d'Ève, condamnée à enfanter dans la douleur; d'ailleurs beaucoup considèrent avec raison l'accouchement comme un phénomène physiologique dont toutes les manifestations doivent être respectées. Il n'en est pas moins vrai qu'en notre siècle les femmes plus affinées, plus nerveuses surtout que leurs ancêtres réclament souvent qu'on supprime leurs douleurs. ”
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Giraud Benjamin Giraud,  Morphine et puerpéralité : thèse présentée à la Faculté de médecine… (1915)

“ En vertu de son influence sur l'intensité, la durée et le rythme des contractions du muscle utérin, la morphine pourra être employée avec succès pour diminuer des contractions exagérées, ôu pour faire disparaître la contracture du corps ou du col de la matrice.
Il y a des femmes qui se débattent avec furie et sont prises d'un besoin irrésistible de pousser de toutes leurs forces jusqu'à ce qu'enfin elles projettent soudainement l'enfant hors de la vulve.
”
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Giraud Benjamin Giraud,  Morphine et puerpéralité : thèse présentée à la Faculté de médecine… (1915)

“ Une piqûre de morphine calme la tachycardie et permet de faire une anesthésie à l'éther plus discrète.
SCOPOLAMINE-MORPHINE.
La scopolamine ne peut être employée seule en obstétrique, car c'est un poison trop violent ; c'est pourquoi on lui a associé son antidote, la morphine. Le père de cette méthode fut Steinbuchel, mais le véritable initiateur est Gauss, assistant de Kronig, qui répandit en Allemagne la méthode du demi-sommeil.
Elle consiste dans l'injection sous-cutanée d'un mélange de 3 ou 6 décimilligrammes de scopolamine avec 1 centigramme de morphine.
”
Source : Gallica

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