Charles Fiessinger

Élements biographiques

Portrait de Charles Fiessinger Charles Fiessinger Les maladies des caractères : étude de physiologie morale (1916)

S'il est un sentiment qui ne s'efface pas du cœur du médecin qui agonise, c'est celui de la compassion à l'égard de ceux qu'il laisse derrière lui. Il sait la vie dure, cruelle aux faibles, et que les meilleurs jours y sont embrumés de larmes. Ce que lui-même a enduré de fatigues, dépensé de peines, subi d'accusations iniques quand un échec avait frappé d'impuissance ses efforts, ce qu'il a traîné après soi de marques d'ingratitude attachées à ses pas, il en a trop souffert pour ne pas redouter la douleur d'une blessure aussi vive pour la sensibilité de ceux qui lui sont chers.
Source : Gallica

Portrait de Charles Fiessinger Charles Fiessinger La thérapeutique des vieux maîtres… (1897)

« C'est à vous à vous ranger derrière moi, Avicenne, Galien, Rhazès, Mésué, Montagnana ; derrière moi, docteurs de Paris, de Montpellier, de Souabe, de Cologne, de Misnie, de Vienne.
Vous, îles de la mer, toi, Italie, toi, Athènes, toi, Grec, toi, Arabe, toi, Israélite, derrière moi ; la monarchie est à moi. »
Paracelse est aussi puissant que Dieu. Il ne tient qu'àlui de produire par le moyen de la chimie un enfant vrai et vivant qui, dans toutes ses parties, ressemblerait aux enfants ordinaires. La faculté de créer la vie justifie l'audace qui envoie au diable la thérapeutique des anciens !
Source : Gallica

Portrait de Charles Fiessinger Charles Fiessinger Les maladies des caractères : étude de physiologie morale (1916)

Le buveur de vin est gai, léger, bon enfant, il plaisante, n'appuie pas, et ses colères n'ont pas de durée. Le buveur de bière est d'une jovialité lourde qui s'obstine sur les mêmes motifs, rit à gorge déployée, ignore le sourire, et quand l'ivrogne se fâche, c'est dans une ruée de fureur qui ne désarme pas. Une action différente doit être exercée par le vin et la bière sur l'activité des sécrétions internes. Le vin les excite, de là l'aménité de l'abord, la souplesse des mouvements, l'agilité des idées, leur répugnance à se cristalliser et à se déduire copieusement.
Source : Gallica

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