Rhazes

Définition et enjeux

Alexis Favrot,  Mahomet : les sciences chez les arabes (1866)

“ RHAZÈS.
Rhazès ou Rasis, dont le nom arabe est Abou Becar Mohammed, et par corruption, Abubeter, Albubeter et Abubater, était fils d'un marchand de la ville de Ray (Réï) en Perse. Il étudia la philosophie et la médecine à l'école de Bagdad.
De là, il passa au Caire, puis à Cordoue où il fut attiré par les sollicitations d'un homme puissant, riche et savant, nommé Almanzor.
Ses connaissances étendues lui valurent la direction du grand hôpital de Bagdad. Plus que ses devanciers il étudia la nature; son goût pour cette partie es-
sentielle de l'art lui mérita le surnom d'Expérimentateur.
”
Source : Gallica

Paul Dignat,  Histoire de la médecine et des médecins à travers les âges (1899)

“ J'avoue que j'entends la médecine, répondit Rhazès, mais je ne sais point rendre la vie aux morts ; c'est l'ouvrage de Dieu.
Quant à ce que je pratiquai dernièrement avec tant de succès, je ne l'ai trouvé dans aucun "livre de médecine, ni ne le tiens d'aucun maître ; mais, il m'arrivade faire, en compagnie, le voyage de Bagdad en Egypte. En entrant dans le désert, quelques Arabes, gens de qualité, se joignirent à nous. Chemin faisant, un d'entre eux se laissa tomber de cheval, comme s'il eùt été mort.
”
Source : Gallica

Léon Meunier,  Histoire de la médecine depuis ses origines jusqu'à nos jours (1924)

“ Nous y reviendrons à propos du traité de Rhazès.
Aaron était d'Alexandrie et vécut sous l'empereur Héraclius.
BACIITISHUA (775) eut le bonheur de guérir Almanzor II, calife de Bagdad, d'une affection grave, ce qui le renditcélèbre ; il devint le chef de toute une dynastie de praticiens. Mais l'homme le plus remarquable de cette époque
fut HONAIN (800-850) que les Latins appelleront Johannitius. Il fit connaître aux Arabes et Aristote et Hippocrate avec Galien, dont il traduisit les œuvres en langue syriaque.
”
Source : Gallica

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