“ Vienne à notre secours le victorieux, le pieux Sraosha ! 4. Nous sacrifions au pieux Sraosha. Nous sacrifions au grand Maître, Ahura Mazda, qui est suprême en sainteté, qui est le plus prompt à la sainteté. Nous sacrifions à toutes les paroles’" de Zarathushfra ; nous sacrifions à toutes les bonnes actions, faites et à faire. Pour son éclat et sa gloire ; pour sa force et sa puissance victorieuse ; pour ses sacrifices aux dieux, je veux lui offrir le sacrifice traditionnel ; je veux offrir les libations à Sraosha, et à la grande Ashi Vanuhi, et à Nairyô-Sanha à la belle taille. ”
Citations sur “Sraosha”
“ Sraosha, le premier, a offert le sacrifice à Ahura et aux Amesha-Spentas (v. ce Hâ, § 2) ; le premier il a lié les faisceaux de Baresman (§ 6) et chanté les Gâthas de Zoroastre (§ 8) : il est, par excellence, le maître qui enseigne la religion (§ 23) ; il a pour armes les grandes formules religieuses (§ 22) . A la fin du monde, au grand sacrifice qui doit suivre la résurrection, Ormazd opérant comme Zôt, Srôsh l’assistera comme Râspî (Bund. XXX, 30) . ”
“ Protège-nous donc dans les deux mondes, ô pieux Sraosha, à la belle taille, dans le monde des corps et dans le monde de l’esprit ; contre la mort qui fond sur nous ; contre Aêshma qui fond sur nous, contre les hordes qui fondent sur nous et qui dressent l’effrayant étendard 41 [9] ; contre les incursions d’Aêshma, [les incursions] que fait le malfaisant Aêshma, avec Vidhôtu 42 [10] , créé des Daêvas. ”
“ Hàs I et II.3o L’offrande du darûn, c’est-à-dire du pain bénit, qui, annoncée à travers les Hâs III-VIII, aboutit au Hâ VIII, 4, où le Zôt consomme le darûn avec le gôshôdâ. — Ces six chapitres forment la partie essentielle du service funèbre célébré en l’honneur de Sraosha, le Srôsh Darûn. ”
“ Invocation à Sraosha pour obtenir son secours à l’heure de la mort, afin de passer au Paradis ; à Vohu Manô pour obtenir son assistance à l’heure de la résurrection (§ 6) ; à Ahura, pour obtenir la vraie loi et les dons qu’il promet à ceux qui la suivent (§§ 7-8) . Ahura donne aux hommes l’exacte mesure de bonheur qu’ils méritent : qu’il nous donne tous les biens de la fortune, richesses héritées, acquises, et à venir (§§ 9-10) ! 11-14. Invocation à Ahura et aux Amshaspands ; qu’ils lui pardonnent ses fautes, le délivrent de ses ennemis, lui donnent la force pour faire le bien aux hommes ! ”
“ Notre comput ne diffère de celui de M. West qu’en un point : M. West ne supprime pas le Hà XVIII et il supprime les deux Srôsh Yashts (Hâs LVI et LVII) . Il me semble peu vraisemblable que le Hà XVIII, étant une simple répétition du Hà XLVII, appartînt au Stôt Yasht original ; d’autre part le Petit Srôsh Yasht (le Hà LVI) ne porte ce titre que par abus ; il a un caractère absolument différent du Srôsh Yasht : c’est une formule sacrificiale, appelant l’attention des dieux et qui ne se rapporte que très indirectement à Sraosha. ”
“ VENDIDAD. — FARGARD 18 249 l’homme, sans qu’on le prie, donne en charité à un fidèle si peu que ce soit des biens qu’il a amassés. 38 (87) . 11 détruit ainsi ma grossesse, comme ferait un loup quadrupède qui arrache l’enfant du ventre de sa mère. 39 (88) . Le saint Sraosha, assénant sa massue, demanda à la Druj : Druj misérable et bonne à rien I Quel est le second de tes mâles ? 40 (89) . La Druj démoniaque répondit : saint Sraosha, à la haute taille ! Le second de mes mâles, c’est l’homme qui, faisant de l’eau, en laisse tomber tout le long du cou-depied ^ 41 (92) . ”
“ Verethraghna est devenu une personne ; c’est le Bahrâm de l’époque sassanide et moderne ; voir plus de détails le Yasht de Bahrâm (Yt. XIV) . ↑ 29. Le Génie de la seconde moitié de la nuit ; voir Appendice B. ↑ 30. Sraosha, Srôsh, le Génie qui incarne l’obéissance à la loi. C’est l’obéissance active, d’où ses luttes contre les démons et les méchants. Voir les Yashts de Srôsh (Yasna LXVII et Yasht XI) . ↑ 31. Rashnu Razishta, ph. Rashn razistak, p. Rashn râst ; le Génie de la vérité (Satyapati) ; voir le Yasht de Rashn (Yt. XII) . ↑ 32. Arshtàt, ashtàd « la Loyauté » ”
Alfred Roussel, Idées religieuses et sociales de l’Inde ancienne
“ On y goûte toutes les joies, l’on y savoure tous les plaisirs. Toutefois la Sabhâ de Brahmâ est la première parmi les Dieux, comme celle de Yudhiṣṭhira la première parmi les hommes [199] . Yudhiṣṭhira, lorsque Nârada lui eut décrit les Sabhâs divines, s’informa auprès de l’illustre ascète de ce qui avait valu au royal Ṛṣi, Hariçcandra, d’habiter, seul parmi les rois, la Sabbâ d’Indra. Nârada lui apprit que ce privilège unique lui avait été accordé à cause du Râjasûya, du sacrifice royal, qu’il avait offert autrefois et qui lui avait mérité la suprématie sur tous les autres monarques [200] . ”
Louis Vivien de Saint-Martin,
Étude sur la géographie et les populations primitives du nord-ouest de l'Inde…
(1860)
“ La Sarasvatî est la rivière aimable, belle et honorée; plus tard ce sera la rivière sainte. Cette idée de sainteté, qui s'attache au nom de la Sarasvatî, n'en tient pas moins à de très-anciens souvenirs. Entre les temps de la période védique et ceux où nous transportent immédiatement après les autres monuments de la littérature de l'Inde, il s'est produit, ou plutôt, sans doute, il s'est accompli une grande révolution politique, sociale et religieuse. D'un peuple auparavant divisé en tribus, il se forma une seule nation à laquelle un roi puissant commanda. ”
Charles De Harlez,
Des origines du zoroastrisme
(1879)
“ Quelquefois les noms d'autres génies, de Çraosha, de Verethraghna, des eaux, etc. sont intercalés après celui d'Ahura, avant ceux des amesha-çpentas (voy yesht iv, 4; Vispered xii, l, 18; yaç. LXII, 2, etc.) . Au yaç. xvn, i-i3, on trouve ainsi placés le Fravashi de Zoroastre et'ses enseignements, la loi, etc. Ahura-Mazda est seul le créateur (dadhvâo, dâtar) . Il est seul le chef, le maître suprême de toutes choses (yaç. xxvii, i) . A lui seul est attribué tout ce qui est bien, tout ce qui est bon (yaçna XII, 1, 3) . ”
Alfred Roussel, Cosmologie hindoue, d'après le Bhâgavata Purâna (1898)
“ Furieuse de ce manque d'égards, la déesse, retenant sa respiration, se laissa mourir, non toutefois sans avoir adressé de sanglants reproches au principal coupable. Bhava (I) , lorsqu'il apprit la mort de sa jeune épouse, fit sortir de sa barbe un géant qui, à l'aide des ttudras (2) , détruisit le sacrifice des Devas et coupa la tète au Prajàpati Daksha. Sa mission était remplie, car Çiva dont il avait demandé les ordres, les mains jointes, en disant : « Que me faut-il faire? » lui avait répondu : « Détruis Daksha et son sacrifice. Tu es le chef de mes braves, une portion de moi-même (3) . » ”
René Grousset,
Sur les traces du Bouddha... (6e édition…
(1929)
“ Harsha, le roi poète, était vraiment un attardé. Malgré ses sentiments personnels qui semblaient faire revivre les jours d'Açoka, la réaction brahmanique se faisait chaque jour plus menaçante. Le triomphe de l'hindouisme est proche. L'heure va venir où les moines d'Ajantâ, chassés de leurs cellules, seront remplacés par des sectaires çivaïtes ou vishnouites. Encore un siècle et demi et tout sera consommé... Harsha invita encore Hiuan-tsang à une autre assemblée qui se tint dans la grande plaine de Prayâga, l'actuel Allâhâbâd, au confluent du Gange et de la Jumna. ”
“ Un jour, le rejeton de Soûta, Ougraçravas, fils de Lomaharshana et versé dans les Pourânas, se rendit chez les Brahmarshis aux vœux parfaits, doucement assis dans le sacrifice de douze années, que célébrait le chef de famille Çâaunaka au sein de la forêt Nêmisha. Le petit-neveu de Soûta s’inclina devant eux avec modestie ; et, pour écouter de merveilleuses histoires, les anachorètes d’environner cet hôte, arrivé dans l’hermitage des habitants du bois Nêmisha. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Causeries du lundi
“ « Sans doute, réplique celui-ci, le héros sera allé dans le Zaboulistan, car c’est le temps des fêtes dans les jardins de roses. » À quoi Sohrab, sentant bouillonner son sang, répond : « Ne parle pas ainsi, car le front de Roustem se tourne toujours vers le combat. » Mais Sohrab a beau vouloir forcer le secret, la fatalité remporte : « Comment veux-tu gouverner ce monde que gouverne Dieu ? s’écrie le poëte. C’est le Créateur qui a déterminé d’avance toutes choses. Le sort a écrit autrement que tu n’aurais voulu, et, comme il te mène, il faut que tu suives. » ”
Alfred Roussel, Idées religieuses et sociales de l’Inde ancienne
“ Précédemment, le poète mettait les paroles suivantes sur les lèvres de Kṛṣṇa : « En moi est l’habileté, la force est dans Bhîma, et Arjuna nous prêtera son appui à tous les deux. Nous détruirons le roi des Magadhas, comme les trois feux (du sacrifice consument) l’offrande » [226] . La glose est muette sur ce passage ; mais nous pouvons constater que le Râjasûya comptait deux fois plus de feux que les autres sacrifices. ”
“ Ne veuille donc pas non plus, s’il te plaît, détruire les mondes, toi, Parâçara, le plus instruit des hommes versés dans la science ; toi, qui n’ignores pas l’existence des mondes supérieurs. » 6864. Le Gandharva dit : « À ce langage du magnanime Vaçishtha, le maharshi de réfréner cette colère, qui voulait exterminer tous les mondes. 6866. » Le rishi à la vive splendeur, le plus savant des hommes versés dans les Védas, Parâçara, fils de Çaktri célébra le sacrifice des Rakshasas. ”
Edouard Schuré,
La Légende de Zoroastre
“ C’est ce cri terrible qui avait poussé le fougueux jeune homme vers le sage Vahoumano, lequel Ardjasp était devenu Zoroastre. C’est grâce à ce cri qu’il avait soulevé sa tribu et toute la race des Aryas à la conscience d’elle-même pour une lutte à la vie, à la mort. De ce cri d’une femme en détresse était née son œuvre. Mais Elle... Ardouizour... où languissait-elle... vivante ou morte ? Zoroastre, qui savait tant de choses, ne le savait pas. ”
René Grousset,
Sur les traces du Bouddha... (6e édition…
(1929)
“ Ajoutez à cela que les brahmanes s'en réjouissent au fond du coeur et se félicitent les uns les autres... » L'incendie put cependant être éteint et Hiuan-tsang aperçoit ici un miracle du Bouddha. Harsha paraît d'ailleurs s'être rapidement repris : « Par ce qui vient d'arriver, on peut reconnaître la vérité des paroles du Bouddha. Les brahmanes soutiennent avec obstination que tout est éternel. Mais le Bouddha nous a enseigné l'instabilité de toutes choses. Pour moi j'ai complété mes aumônes, j'ai satisfait le voeu de mon coeur. » ”
“ « Qu’il en soit ainsi ! ai-je répondu à Pândou ; je redirai ce langage au monarque ton fils, si je vais sur le monde de la terre. » Accomplis donc sa pensée, fils de Pândou. 504-505-506. » Tu partageras avec tes ancêtres eux-mêmes le bonheur de posséder le monde de Mahéndra. Ce sacrifice est appelé grand ; beaucoup d’obstacles, prince, l’environnent. 507. » Des brahmes, tombés dans la condition de Rakshasas, destructeurs des sacrifices, veulent y jeter des troubles : de là naissent des combats, qui font périr les kshastryas et produisent la ruine de la terre. ”
André-Ferdinand Herold,
La Vie du Bouddha
“ « Pour l’homme énergique, l’issue de la bataille ne peut être qu’heureuse. Je suis brave, vous êtes braves, nous vaincrons. Comment cet homme serait-il si fort ? Il est seul. Je marcherai contre lui avec une grande armée, et c’est au pied même de l’arbre que je le frapperai. — Le nombre ne fait pas la force d’une armée, dit Sârthavâha. Un seul héros, si la sagesse fait sa puissance, peut vaincre une troupe innombrable. Le soleil suffit à rendre obscurs tous les vers luisants. » Mâra n’écoutait plus son fils. Il ordonnait que l’armée se mit promptement en marche ”
René Grousset,
Sur les traces du Bouddha... (6e édition…
(1929)
“ Surtout Harsha est dans l'Inde le dernier des grands souverains bouddhistes. Malgré la prospérité matérielle et la floraison intellectuelle dont témoigne le récit de Hiuan-tsang, il est indéniable que le bouddhisme déclinait lentement aux Indes devant une reprise brahmanique, pacifique encore mais continue. Les empereurs bengalis de la dynastie gupta qui avaient gouverné l'Inde presque entière pendant les quatrième et cinquième siècles, étaient déjà plutôt hindouistes ”
H. Lefeuvre-Méaulle, Du chaos à la lumière, essai sur l'Inde ancienne et moderne…
“ Il conquiert le nord de l'Inde et fonde, par l'immortalité qui s'attache à son nom, l'ère Harsha. A la fin de sa vie, il encourage les arts, les belles lettres, la religion, et, comme ceux de sa dynastie, conserve une profonde admiration pour Asoka, qu'il imite. Voici l'année 644 de notre ère ; et Harsha de convoquer la « Moksa » qui est une assemblée pieuse. Entouré des rois tributaires, venus à cet effet des confins de l'Inde, Harsha assiste en grande Pompe aux cérémonies du culte de Bouddha, ainsi qu'aux offrandes au soleil, protecteur de la dynastie. ”
Louis Jacolliot,
La bible dans l'Inde : vie de Iezeus Christna
(1869)
“ Christna paraît, se proclame le rédempteur promis, se dit issu de Dieu, et l'Inde entière le reconnaît et l'adore comme tel. Bouddha vient à son tour avec les mêmes prétentions; chassé de l'Inde par les brahmes, il s'en va prêcher sa doctrine dans le Thibet, en Tartarie, en Chine et au Japon, et ces pays le divinisent, le reçoivent comme le Messie attendu depuis des siècles. , Plus tard, Zoroastre, soulevant la Perse contre l'autorité brahmanique, se présente comme un envoyé du Seigneur, et donne au peuple ses Nosks ou livrea de la loi qu'il a écrits sous la dictée de Dieu. ”
“ « Où y a-t-il un bonheur égal à celui d'habiter auprès de la Sarasvatî ? Où y a-t-il des qualités pareilles (à celles que procure) le séjour auprès de cette rivière ? Ceux qui s'en sont approchés, sont allés au ciel et se rappelleront toujours cette (sainte) rivière Sarasvatî. 3074. La Sarasvatî est la plus salutaire parmi les rivières. Elle apporte toujours le salut au monde. Après avoir atteint la Sarasvatî, les hommes, (eussent-ils même commis) de très grandes fautes, (n'auront pas à les) pleurer, ni ici-bas, ni dans l'autre monde. » ”
“ C’est pourquoi ton fils Sârasvata sera grand. (Capable de) créer le monde, il prendra son nom de toi. 2946-2948. Il aura un grand ascétisme et sera appelé Sârasvata. Pendant une sécheresse de douze années, il enseignera les Védas aux plus excellents des brahmanes. Et toi, ô belle et heureuse Sarasvati, par ma faveur, tu seras toujours la meilleure des rivières salutaires. ”
“ La Sarasvati, sa mère l’apporte à Dadhîka, qui l’en remercie et lui en marque sa reconnaissance. Dadhika donne à Indra ses os, pour en faire des armes divines avec lesquelles il tuera les ennemis des dieux. Il arrive une grande sécheresse pendant laquelle la Sarasvatî nourrit son fils qui continue à réciter les Védas. Soixante mille rishis qui, pendant que la faim les forçait à pourvoir à leur nourriture, ont oublié les Védas, se font ses disciples pour qu’il les leur enseigne de nouveau. ”
Flavius Josèphe,
Œuvres complètes
“ Il avait déjà dix ans de règne quand Zaraeos, roi d’Éthiopie, l’attaqua avec de grandes forces : neuf cent mille fantassins, cent mille cavaliers et trois cents chars. Zaraeos avait poussé jusqu’à la ville de Marissa, qui est dans la tribu de Juda, lorsque Asa marcha à sa rencontre avec ses troupes. Il rangea son armée en bataille en face de l’ennemi dans un ravin nommé Saphtha, non loin de cette ville, et dés qu’il aperçut la multitude des Éthiopiens, il éleva la voix pour demander à Dieu la victoire et la destruction de toutes ces myriades d’adversaires. ”
Julius von Klaproth, Voyage au mont Caucase et en Géorgie… (1823)
“ A la jonction du ruisseau de Shgheïa et de l'Arre-don, est situé le bas Sramaghi, village avec beaucoup de tours; auprès on voit les ruines d'un fort bâti par la reine Thamar : ce village s'étend beaucoup sur la gauche de la rivière ; ses habitans sont des brigands insignes, étrangers à tout sentiment d'hospitalité. ”
Rudolf Carl von Slatin,
Fer et feu au Soudan, vol. 2 of 2
(June 15, 2016 [EBook #52332])
“ Ceux-ci ne se gênèrent nullement pour enfreindre ses ordres; il est vrai que l’état du pays s’est quand même un peu amélioré. Ainsi dans la ville, les Taasha jouent aux maîtres; ils se vantent d’être les seigneurs de la contrée et de leur parenté avec le calife. ”
