“ « Cet Esprit du Bien, ô Mazda, les méchants le blessent et non pas les bons. Si pauvre qu’il soit, le fidèle désire faire du bien et, riche, il désire faire le mal au méchant. 6. « Or donc. Esprit du Bien, Ahura Mazda, fais jouir le juste de tous les biens du monde : car ce n’est pas selon ton désir que le méchant les distribue, étant en toutes ses œuvres l’hôte de Mauvaise Pensée. 7. « Esprit du Bien, Aliura Mazda, par ton feu tu décides entre les adversaires, selon la supériorité de piété et de sainteté, et maint de ceux qui le voient embrassent la foi. » ”
Résumé
Le Zend-Avesta, texte fondamental du zoroastrisme, rassemble des hymnes, des prières et des rites sacrés dédiés à Ahura Mazda, divinité suprême, ainsi qu'aux Amesha Spentas, forces bénéfiques. Ce corpus, axé sur la sainteté, le sacrifice et la lutte entre le bien (Asha) et le mal (Druj), met en lumière des entités comme Vohu Manô (la sagesse) et les Fravashis (âmes des justes).
Les textes célèbrent l'adoration de Mazda, les cérémonies de purification et la valeur des traditions orales et écrites, reflétant une cosmologie où la dévotion oriente l'individu vers la rédemption. Son influence se fait encore sentir dans les pratiques des Parsis, héritiers de cette tradition ancienne.
Citations de Le Zend-Avesta ()
“ Nous les consacrons à Aiwisrûthrima Aibigaya, saint, maître de sainteté ; en sacrifice, prière, réjouissance et glorification. Nous les consacrons à Frâdat-vîspâm-hujyâiti et au Zarathushtrôtema, saints, maîtres de sainteté ; en sacrifice, prière, réjouissance et glorification. Nous les consacrons aux Fravashis des justes, et aux Femmes (divines) avec leurs troupes d’hommes ; et au Bonheur de l’année ; et à la Force bien faite et de belle taille, à Verethraghna, créé par Ahura, et à l’Ascendant destructeur ; en sacrifice, prière, réjouissance et glorification. ”
“ La langue de l’Avesta ne trouve pas plus grâce devant lui que son contenu. « Mais, direz-vous, j’ai voulu apprendre deux langues anciennes qu’aucun Européen n’a sues avant moi. Quelle petite gloire que de savoir ce que personne ne sait et n’a que faire de savoir ! On ne veut cependant pas vous priver de cette gloire : personne ne vous la disputera. On veut même croire que vous avez dans la tête plus de mots zendes, c’est-à-dire plus de mots durs, traînants, barbares, que tous les savants de l’Europe ; ne savez-vous pas que les langues n’ont qu’une valeur intrinsèque [23] ? » ”
