“ D’après le Dinkart, IX, 36, 1, cette Gàtha a pour objet « la grande récompense de l’homme qui, par sa bonne conduite, fait du bien à l’homme et à la sainteté de la religion ». — Cf. le commentaire avestéen de ce vers, dans le Baghàn Yasht, Y. XXI, 3-4. 2. Ou peut-être : « que Mazda lui donne d’être tout-puissant ! » — Les deux premières ligues de la Gàtha sont citées comme paroles d’Ahura dans le Yasna XXI, 3 4 : les gloses marginales ont conformément, au premier vers, pasukii gavislinih i Auhrmazd « réponse d’Auhrmazd » (voir l’explication de cette glose, Y. XXI, note 9) ”
Gatha
Définition et enjeux
Citations sur “Gatha”
Le Lalita-Vistara, ou Développement des jeux
“ De même aussi, tes sens Gâutama, sont tout à fait calmés ; la couleur de ta peau est très pure, et le tour de ton visage d’un beau jaune. Auprès de qui, Âyouchmat Gâutama, as-tu demeuré comme Brahmatchari ? Religieux, quand il eût parlé ainsi, le Tathâgata répondit à l’Âdjivaka par cette Gâthâ : 1. Je n’ai eu, en vérité, aucun précepteur ; personne n’est pareil à moi. Moi seul, je suis Bouddha accompli arrivé à la nature froide, dégagé des corruptions, (âçravas) . ”
Juliette Figuier, Nouvelles languedociennes, par Mme Louis Figuier… (1860)
“ Leurs membres agiles, maigres et nerveux, semblent créés tout exprès pour ce genre de travail. Gatha, d'une complexion faible, peu habituée au grand air et au soleil, tombait de lassitude après la première traîne. Le patron, voyant qu'elle s'épuisait inutilement, enleva les bretelles de lisière à ses épaules meurtries, et lui donnant un lot de poisson l'engagea à aller le vendre à Cette, où elle pourrait trouver un travail moins rude que celui de la traîne. La Naturelle ne partit pour la ville qu'après avoir pris sa part du dîner de la bouliech. ”
Juliette Figuier, Nouvelles languedociennes, par Mme Louis Figuier… (1860)
“ En les voyant marcher dévotement, les yeux baissés, le chapelet en main, le fichu tiré symétriquement sur leur poitrine et une coiffe en tuyaux d'orgue couvrant leur visage d'une espèce de visière, on les eût prises pour des paroissiennes du moyen âge. Gatha leur trouva un tel air de piété et de douceur évangélique, qu'elle les aborda pleine de confiance, et pour les 202 LE FRANCIMAN. toucher plus encore, elle leur raconta ses malheurs. Mais lorsque les Agathoises apprirent que la jeune fille était une naturelle, elles s'empressèrent de la quitter en faisant le signe de la croix. ”
James Darmesteter,
Le Zend-Avesta
“ D’autre part, les Gàthas étaient, de la littérature dite gathique, le seul texte écrit dans un dialecte spécial et archaïque ; car les Nasks qui les commentent, à en juger par le témoignage concordant de tous les fragments qui nous en restent, étaient rédigés dans le dialecte vulgaire. Nous possédons donc dans les Gàthas un monument qui était déjà, pour les Sassanides comme pour nous, le noyau de l’Avesta et, dans le fond comme dans la forme, son élément le plus archaïque. ”
“ « Toutes les œuvres et toutes les lois qui ressortent de l’Avesta, dit Nériosengh, Zoroastre les a révélées dans les Gâthas [1] . » Je crois que la traduction présente justifie dans une grande mesure cette vue de l’orthodoxie, en ce sens que le système théologique et moral des Gâthas est essentiellement celui du Parsisme, c’est-à-dire du système religieux exposé dans la littérature pehlvie, dans le Minokhard, le Bundahish, le Shikand Gùmànîk, le Saddar, etc. ”
“ À cette difficulté que les traducteurs du Yasna ne semblent pas avoir assez considérée, s’en ajoutait une d’un autre ordre et qui fait depuis longtemps leur désespoir : c’est l’énigme des Gâthas, ces mystérieux poèmes, qui forment la partie la plus archaïque et la plus sainte de l’Avesta, et qui sont aussi obscurs dans le fond des idées qu’ils expriment que dans la forme dont ils les revêtent. ”
“ Nul comme Zoroaslre n’a enseigné Ahura aux hommes : qu’il obtienne donc son vœu de l) onheuràla vie future ! Qu’il soit récompensé d’avoir instruit les hommes ! 15-16. Il demande un signe auquel on puisse reconnaître le bon du méchant. Puissent les mortels en qui vient prendre corps la sainteté obtenir vie et force ! Cette Gâtha étant, au moins dans ses premières hgnes, celle de l’espoir et de la joie méritée, est récitée par l’âme des justes, dans les trois jours qui suivent la mort et où elle attend l’instant d’être emporté par sa daêna au Paradis (Vt. X.I, 2) ’ ”
“ Nous voyons seulement que c’est autour des Gàthas que se sont groupés les autres textes ; et nous ne pouvons pas séparer des Gàthas les Staota yêsnya dont elles forment la partie essentielle. Si quelquefois cette expression, qui littéralement signifie « paroles de louange et paroles liturgiques » ou « paroles de culte », désigne les Gàthas seules [3] , on voit indirectement, par les formules même du Yasna, et directement, par le témoignage formel du Cimî Gâsân, § 1, que les Staota yêsnya forment un groupe qui comprend d’autres textes encore que les Gàthâs. ”
Les Avadânas, contes et apologues indiens
“ L’ancien maître du mulet prononça aussi ces gâthas : « Seigneur Brâhmane, de quoi vous réjouissez-vous ? Quoiqu’il ait quatre pieds et un vêtement de poil, et qu’il paraisse bon à porter de lourds fardeaux, sachez bien que si vous vous mettez en route avec lui, vous aurez beau le piquer avec un aiguillon ou le brûler avec du feu, il ne bougera pas. » Le maître des fèves lui répliqua par ces gâthas : « Je prendrai un bâton durci pendant mille automnes, je l’armerai d’un aiguillon de quatre pouces et je saurai bien faire aller ce mulet rétif ; je n’ai pas peur qu’il ne me désobéisse. » ”
Judith Gautier,
Fleurs d’Orient
“ Un beau vieillard, la tête ornée d’une triple couronne, se penche au dehors ; il porte une tunique couleur de safran, un manteau noir constellé d’or. Gathaspar salue, en appuyant la main sur son cœur ; mais le vieillard lui fait un signe mystérieux, et le roi, reconnaissant un mage comme lui, s’approche et le baise sur la bouche. — Mon fils, dit le vieux mage, tu as vu comme moi Tzegel et Koracht, les planètes amies du jour, et l’étoile chevelue qui nous annonce un nouveau soleil, et, comme moi, tu vas le saluer ? ”
Sophie Egoroff, Bouddha-Cakya-Mouni, personnage historique qui a vécu vers 390-320 avant Jésus-Christ… (1906)
“ Les Gâthâs, composés par les contemporains et les successeurs immédiats de Cakya-Mouni. ses disciples et ses adhérents, contenant parmi eux des Gâthâs, juste tels, qu'ils furent prononcés par Bouddha lui-même, sont d'un langage populaire, clair et en même temps élevé avec toute l'éloquence sincère, provenant du coeur ; ils sont plein de force, la description des actes et des événements est simple et naturelle et ils contiennent la réalité presque complète. ”
James Darmesteter,
Le Zend-Avesta
“ D’autre part, les Gàthas, qui, on le voit par le témoignage du Dînkart, forment le centre même des Nasks gathiques, étaient déjà dans l’Avesta sassanide, comme elles le sont aujourd’hui, le cœur de la littérature zoroastrienne. ”
“ Les Gâthas qui nous entretiennent, qui nous protègent, qui sont notre aliment divin ; qui sont pour notre âme et un aliment et un vêtement 2 [4] . Oui, les Gâthas nous entreliennenl et nous protègent, elles sont notre aliment divin ; elles sont pour notre âme et un aliment et un vêtement. (Ju’elles nous apportent le beau salaire, le grand salaire, le salaire sacré dans l’autre monde, après que le souffle a quitté le corps ! 3 (9) . Qu’elles viennent à nous avec la force, qu’elles viennent avec la victoire ; avec la santé et avec la guérison ; avec la prospérité et avec l’accroissement ”
“ Ces trois termes hvaêtu, verezéna, airyaman, marquent les trois relations sociales les plus importantes de la vie dans le système des Gàthas : 1® hvaêtu est le parent (ph. p. khvêsh) , c’est le lien naturel. 2“ verezéna est traduit en pehlvi vârûn ou vâlûn, qui en dérive et qui a disparu en persan : mais il est traduit en sanscrit svapankti « qui est du même groupe », et quelquefois il est glosé en pehlvi hamsâyak ; hamsâyak signifie littéralement « qui vit sous la même ombre » ”
Le Lalita-Vistara, ou Développement des jeux
“ Ainsi, religieux, les fils du démon ayant loué le Tathâgata, se tinrent d’un côté, les mains jointes, saluant le Tathâgata. Ensuite un fils des dieux Paranirmita vaçavartins entouré et précédé par plusieurs centaines de mille de fils de dieux, ayant couvert le Tathâgata de lotus d’or des fleuves du Djambou, le loua, face à face, par ces Gâthâs : 26. Toi dont la parole est sans détour, sans erreur et sans fausseté, qui es délivré de l’ignorance et de la passion et entré dans la voie de l’Amrĭta, tu mérites, au ciel et sur la terre, la gloire et des hommages sans pareils. ”
Jacques Arago,
Oeuvres illustrées de Jacques Arago
(1856)
“ La casa était souvent visitée par Agatha, et, à son aspect, les gueux se levaient, se signaient, arrêtaient leurs jurons à la gorge, et chantaient des cantiques. Mais la course de taureaux ayant épuré ce jour-là le cloaque, Agatha n'y trouva à l'entrée de la nuit que la jeune Martha et les deux hommes dont je vous ai déjà parlé. Ceux-ci reçurent un bouillon bienfaisant et quelques réaux. Puis, s'approchant de la fille qu'elle n'avait jamais vue : — Vous paraissez beaucoup souffrir, lui dit-elle d'une voix caressante et en se baissant sur elle ; où est votre mal? ”
Paul Ambroise Bigandet, Vie ou légende de Gaudama, le Boudha des Birmans… (1878)
“ Gaudama leur expliqua le grand avantage qu'il y a à rompre avec la mauvaise, compagnie et à vivre dans la retraite. Les auditeurs furent pleinement convertis et établis dans l'état de Thautapan. Boudha, à son retour de Wethalie, continuait à prêcher en tous lieux, et conduisit àla délivrance un grand nombre d'hommes, de Nats et de Brahmas. Le séjour dans le monastère de Dzetawoh ne fut pas de longue durée. Boudha vint au pays de-Magatha, clans un village Pounha du nom de Nala. Non loin de ce village se trouve le Deckinagiri, ou montagne du Sud, avec un monastère. ”
“ Comme au Karda XIV, 1. ↑ 3. Karda XVI, 1-3. ↑ 4. Entre l’Ahuna vairya qui ouvre les Gâthas et l’Airyama ishyô qui les ferme ; c’est-à-dire toutes les bénédictions comprises dans les Gâthas. ↑ 5. Cf. Karda XX, 1-2. ↑ 6. Tahmuras observe : « Ne point dire ici hâîtish ; si on le dit par erreur, tout est nul ». L’édition Geldner a hâitish, mais rétabli, semble-t-il, d’après Vp. XIII, 3. La raison est sans doute que l’Airyama n’a qu’un Hâ : cependant on attendrait la même défense pour les Gâthas Vohukhshathra et Vahishtôishti, qui n’ont aussi qu’un Hâ. ↑ 7. Karda VII, 5 = Hâ LXXI, 23-24. ”
“ Pour l’instant, restant confiné dans notre tâche présente, nous remarquerons seulement que, si la traduction qui nous a conduit à cette conception est exacte, le mystère des Gâthas disparaît. Je veux dire que le mystère n’est plus dans les idées, puisque les idées sont celles avec lesquelles l’Europe est familière depuis longtemps, depuis la traduction du Saddar par Hyde : le mystère est uniquement dans l’expression des idées, dans les procédés de style. ”
Antoine de La Mazelière, Moines et ascètes indiens, essai sur les caves d'Ajantâ et les couvents bouddhistes des Indes… (1898)
“ Les Indiens s'imaginent la rivalité de Mura et du Bouddha comme une bataille épique. Au bruit de la foudre, les hommes du Nord en faisaient le récit aux ermites, réfugiés dans l'une des cavernes d'Aj,ll.ltâ. Comprenant que l'heure de la lutte approche, Gautama s'y prépare, à la façon d'un athlète. Il baigne dans un étang sacré son corps, épuisé par la pénitence. Ses membres recouvrent leur ancienne vigueur. Sa peau brille comme le soleil (I) . Sous l'arbre enchanté, les anges placent le trône de diamant. Le Bodhisattva s'y assoit. Impassible, il attend l'ennemi. ”
Théophile Gautier,
Partie carrée
“ Des chefs mahrattes, qui ne sont pas si bien domptés que les barbares d’Europe le croient, nous ont fourni des chevaux, et cinquante éléphants de guerre, parqués au milieu d’une forêt impénétrable peur qui n’en sait pas les détours, n’attendent que le signal, garnis de leurs tours et de leurs cornacs, répondit Sarngarava ; la province se soulèvera comme un seul homme. — Ô vénérable Trimurti, Wishnou, Brahma, Shiva, sois remercié, toi qui m’as permis de vivre jusqu’à ce jour, tout vieux et tout cassé que je sois dit Dakcha, dont les mains sèches tremblaient de plaisir. ”
Sylvain Lévi,
Açvaghosa, le "Sûtrâlamkâra" et ses sources
(1908)
“ Le Bouddha juge ce souhait déplacé; ce qu'il faut lui souhaiter, c'est l'accord de la communauté. Gautamî prend alors la résolution d'entrer dans le Nirvana avant que personne ait encore disparu de l'Eglise. Les cinq cents religieuses, averties de sa résolution par les larmes que la divinité du couvent laisse tomber sur leurs robes, décident de suivre Gautamî. Elles se rendent auprès du Bouddha, réconfortent Ananda, que sa tendresse rend trop facile aux larmes, adorent le Bouddha dans un hymne enthousiaste; les dieux viennent se joindre à leur chœur et célèbrent le Bouddha. ”
Auguste Callet, La légende des Gagats, par Auguste Callet… (1866)
“ Or, le Jarez occidental, où fumait le bourg des Gagats, ne fut, et non sans lutte, incorporé au Forez, c'est-à-dire à la France, qu'en 1173. Notre chant, si je ne m'abuse, se rapporte aux événements qui précédèrent cette annexion ; il est donc du XIIe siècle et plus probablement encore du XIe. A peine peut-on dire qu'il soit chrétien ; il ne l'est que par un mot, le mot de « Paradis », évidemment emprunté au vocabulaire de l'Église, mais ramené pour le sens à l'inspiration toute bardique des couplets. ”
Auguste Callet, La légende des Gagats, par Auguste Callet… (1866)
“ À suer sur l'enclume, à se brûler les yeux à la fournaise, les Gagats n'en auraient pas été plus riches, et n'ayant d'ailleurs à exercer dans la Cité aucun droit viril, ils étaient comme de grands enfants, doux, folâtres, joueurs , et d'une crédulité sans pareille. La religion compatissait à leur paresse, en multipliant les fêtes, et leur rendait ainsi supportables et même agréables des labeurs sans fruit. ”
Charles Eugène de Ujfalvy de Mező-Kövesd, Les Aryens au nord et au sud de l'Hindou-Kouch… (1896)
“ Au physique, le Galtcha est d'une taille presque élevée, d'un embonpoint moyen ; la peau est blanche, souvent bronzée par le soleil, les parties couvertes sont blanches, elle est un peu velue, souvent très velue, jamais glabre ; les cheveux sont noirs, châtains, surtout chez les Fâns, quelquefois roux, parfois blonds ; ils sont lisses, ondés, bouclés ; la barbe est assez abondante, brune, rousse ou blonde ; dans un village, près de Pendjakend, j'ai vu deux frères qui avaient des cheveux blancs comme du lin. Les yeux, qui ne sont jamais relevés des coins, sont bruns, souvent bleus ou gris ”
“ Mais un autre est venu : j’ai disposé de moi ; c’est chose faite. J’appartiens au baron del Grido, et ni Dieu ni les hommes ne me permettent d’en épouser un autre. Il arrive aujourd’hui : j’irai me jeter dans ses bras, et je suivrai mon devoir, qui est de l’aimer. LE COMTE. Gaëtana, vous êtes un monstre de coquetterie ou un trésor d’innocence ! GAËTANA. Je suis, monsieur, un trésor d’amitié. Je vous aime de tout mon cœur ; mon mari vous aimera aussi, j’en suis sûre. LE COMTE. Votre mari ! (Il se lève.) GAËTANA. Mon mari est un excellent homme ; il vous recevra toujours avec plaisir. ”
Charles-Alexandre Piétrement, Les origines du cheval domestique d'après la paléontologie… (1870)
“ Or, non-seulement la Bible répète deux fois que Goliath était de la ville de Gath (1 Samuel, XVII, 4 et 33) , mais elle dit même positivement que les quatre autres géants étaient de la race des Rephaïm, de la tribu des Anakîm de Gath, puisqu'après avoir raconté leur mort, elle ajoute : « Ces quatre-là naquirent à Gath, de la race de Rapha, et moururent par les mains de David ou par les mains de ses serviteurs. » ”
Saint-Hubert Théroulde, Voyage dans l’Inde
“ L’arbre qui consacre le souvenir de cette aventure est mort. À ses rameaux séchés pendent des rubans de diverses couleurs qui figurent les habits des laitières. Les ghats de Bindraband sont fort jolis. Ils sont presque tous couverts. Les ouvertures qui donnent sur la rivière sont taillées en arcades soutenues par des colonnes. Ils sont flanqués de kiosques ; de larges banians les ombragent. La promenade en est charmante. Sur les bords de la rivière est un établissement où des singes étaient nourris d’une pension faite par un dévot. ”
