Résumé

Portrait de Sylvain Lévi Sylvain Lévi Açvaghosa, le "Sûtrâlamkâra" et ses sources (1908)

Le Bouddha juge ce souhait déplacé; ce qu'il faut lui souhaiter, c'est l'accord de la communauté.
Gautamî prend alors la résolution d'entrer dans le Nirvana avant que personne ait encore disparu de l'Eglise. Les cinq cents religieuses, averties de sa résolution par les larmes que la divinité du couvent laisse tomber sur leurs robes, décident de suivre Gautamî. Elles se rendent auprès du Bouddha, réconfortent Ananda, que sa tendresse rend trop facile aux larmes, adorent le Bouddha dans un hymne enthousiaste; les dieux viennent se joindre à leur chœur et célèbrent le Bouddha.
Source : Gallica

Portrait de Sylvain Lévi Sylvain Lévi Açvaghosa, le "Sûtrâlamkâra" et ses sources (1908)

Mais Açvaghosa n'a pas peur de reprendre les mêmes thèmes; sûr de son art, soutenu par une foi ardente, il se renouvelle sans effort. Qu'on prenne seulement les stances sur la mort, éparses à profusion dans l'ouvrage, et qu'on dise si jamais un Tertullien ou un Bossuet a parlé avec plus de grandeur, avec un réalisme plus noble ou plus saisissant. Si c'est la morale qui compte avant tout pour Açvaghosa, il est cependant trop artiste pour sacrifier le récit.
Source : Gallica

Portrait de Sylvain Lévi Sylvain Lévi Açvaghosa, le "Sûtrâlamkâra" et ses sources (1908)

Les familles des Çâkyas ont sur la demande du roi Çuddhodana choisi des délégués de clan qui doivent entrer en religion. Leur barbier, Upâli, qui rase leurs cheveux et leurs barbes, s'attriste. De quoi vivra-t-il maintenant? Les Çâkyas lui donnent leurs parures comme consolation. Mais Upâli, touché par leur exemple, prend en aversion ces bijoux et aspire à la vie religieuse. Comme il aimerait à y entrer, s'il n'était pas un vil Çûdra ! A tout hasard, il va s'offrir au Bouddha, qui reconnaît que le karman d'Upâli est mûr et l'accepte comme disciple, sans souci des questions de caste.
Source : Gallica

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