Résumé

Les Avadânas, contes et apologues indiens

Li-jou, ayant appris ce qui venait de se passer, courut en toute hâte à l’hôtel de Tong-tcho.
« Seigneur, lui dit-il, pourquoi avez-vous grondé Liu-pou ?
— Il regardait furtivement une femme que j’aime ; voilà pourquoi je l’ai chassé.
— Si vous désirez, seigneur, devenir maître de l’empire, pourquoi le gronder pour de légères fautes ? Si vous perdez l’affection de Wen-heou [3] , c’en est fait de vos grands desseins.
— Comment faire ?
— Invitez-le à venir vous voir demain, donnez-lui de l’or et des étoffes précieuses, et consolez-le, en lui parlant avec votre bonté accoutumée. »
Source : Wikisource

Les Avadânas, contes et apologues indiens

De même qu’une eau profonde est limpide et transparente, l’homme éclairé, qui a entendu le langage de la loi, épure et agrandit son cœur. »
Là-dessus, le religieux ayant achevé ces vers, s’éleva dans les airs et fit paraître le corps du Bouddha, orné des trente-deux signes d’un grand homme et des quatre-vingts marques de beauté. Il répandit une splendeur divine qui pénétra en tous lieux et illumina le ciel et la terre. Puis, il descendit du haut des airs et dit au brâhmane : « Si, par ma vertu j’ai opéré ce prodige, je le dois à l’énergie avec laquelle j’ai dompté mon corps. »
Source : Wikisource

Les Avadânas, contes et apologues indiens

Il éleva, dans l’intérieur de la ville, des palais somptueux et des greniers d’abondance, où il rassembla des provisions de grains pour vingt ans. Il choisit, parmi le peuple, huit cents des plus belles filles entre quinze et dix-huit ans, pour être ses servantes et ses concubines, et accumula une quantité immense d’or et d’argent, de perles, d’étoffes de soie et de pierres précieuses.
Tong-tcho avait coutume de dire : « Si je réussis dans mes projets, je veux m’emparer de l’empire ; si je ne réussis pas, je garderai cette ville, et j’y passerai le reste de mes jours. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature