Résumé

Portrait de Jules Janin Jules Janin Han-Wen, le lettré, par Jules Janin (1834)

Ceux que j'ai fait mes amis me montrent le grand chemin de la vertu.
Le cerf brame doucement, et l'herbe parfumée vit dans la campagne. L'hôte illustre qui se tient chez moi, a un air de grandeur; sa vertu jette un magnifique éclat; il n'oublie ses peuples en rien, et sa sagesse en remontre aux sages. Quant à moi, je tire mon bon vin de la cave, et je veux que mon hôte illustre s'en donne à coeur - joie.
Le cerf brame doucement, et l'herbe parfumée vit dans la campagne.
Source : Gallica

Portrait de Jules Janin Jules Janin Han-Wen, le lettré, par Jules Janin (1834)

Si la vertu , si les lois sont en vigueur dans l'empire; s'il exerce lui-même une magistrature; au faîte des honneurs, ses moeurs sont toujours les mêmes : il suit le même genre de vie qu'il menait dans une condition privée, et ne se laisse point enfler d'un vain orgueil. Oh! combien est grand ce courage !
Mais, au contraire, si les vertus sont méprisées; si les lois sont négligées; si tout est confondu; lui-même , pressé par la misère, assiégé par la douleur, et conduit à une mort honteuse, se montre inébranlable, ne sait point changer, et reste attaché fortement au plan qu'il s'est formé.
Source : Gallica

Portrait de Jules Janin Jules Janin Han-Wen, le lettré, par Jules Janin (1834)

Le sage ne parle pas au hasard , car il y a des oreilles cachées contre les murs de la chambre. N'approche pas de mon pont; ne jette pas mes filets. J'observe avec crainte tout ce qui se passe, tout ce qui dépend de moi. Quant aux choses futures qui me regardent, et sur lesquelles je ne puis rien, que voulez-vous que j'y fasse?
C'est ainsi que les premiers souvenirs de Hân-wen furent des souvenirs de deuil; c'est ainsi qu'il resta seul, orphelin de père et de mère, dans un petit lit et dans une pauvre maison. Heureusement pour Hân-wen il avait une soeur aînée, nommée Kiao-yong
Source : Gallica

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