Résumé

Confucius : essai historique (1874)

“ Aussi, le Confucianisme mène-t-il en pratique à un entier scepticisme, et l'on ne doit pas s'étonner si le peuple chinois est essentiellement positif et égoïste ; passant sa vie à charger sa mémoire de formules sonores et vides, et à douter de tout, le chinois ne connaît l'enthousiasme sous aucune forme; pour lui, le ciel est sans Dieu , l'art sans idéal, la vie sans autre but que la jouissance présente; ses traits mêmes semblent être empreints d'une sombre tristesse, et, comme le philosophe, il répand des larmes, en voyant arriver sa fin prochaine. ”
Source : Gallica

Confucius : essai historique (1874)

“ Les lettrés regardent Confucius comme le seul oracle de la vérité et lui adressent un culte idolatrique ; pour nous , nous regardons ce philosophe comme le fléau de cette nation infortunée qui se contente d'un vernis d'honnêteté pour cacher toutes sortes de crimes, et comme la cause de l'indifférence religieuse qui a corrompu le cœur et obscurci l'esprit de tant d'hommes uniquement occupés des choses visibles et palpables. ”
Source : Gallica

Confucius : essai historique (1874)

“ Le nom de grande étude vient de ce que le livre s'adresse surtout aux princes qui veulent apprendre la manière de gouverner avec sagesse et équité. Le but de chaque homme, dit Confucius , doit être de se perfectionner, afin que la famille et le royaume soient bien gouvernés, et qu'il y ait ainsi une complète harmonie ; mais il ne dit pas en quoi consiste la perfection individuelle, et il faut avouer que l'harmonie, l'équilibre, et le juste milieu qu'il regarde comme un but suprême, ne sont guère un puissant stimulant pour faire le bien. ”
Source : Gallica

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