Jules Janin,
Han-Wen, le lettré, par Jules Janin
(1834)
“ Le sage ne parle pas au hasard , car il y a des oreilles cachées contre les murs de la chambre. N'approche pas de mon pont; ne jette pas mes filets. J'observe avec crainte tout ce qui se passe, tout ce qui dépend de moi. Quant aux choses futures qui me regardent, et sur lesquelles je ne puis rien, que voulez-vous que j'y fasse? C'est ainsi que les premiers souvenirs de Hân-wen furent des souvenirs de deuil; c'est ainsi qu'il resta seul, orphelin de père et de mère, dans un petit lit et dans une pauvre maison. Heureusement pour Hân-wen il avait une soeur aînée, nommée Kiao-yong ”
