Résumé

Le Pantcha-Tantra ou les cinq ruses

Carataca et Damanaca jugèrent, par le récit du lion, que ce prétendu rival si redouté ne pouvait être qu’un taureau ; ils essayèrent donc de tranquilliser l’esprit de leur maître en l’assurant qu’il n’avait rien à craindre, qu’il n’existait sur la terre aucune espèce d’animaux qui l’égalassent en force et en courage, et que quel que pût être l’animal dont il avait entendu la voix sans le voir et sans le connaître, rien n’était plus indigne de sa vaillance et de sa gloire que de faire paraître une pareille crainte lorsqu’il n’y avait vraisemblablement aucun danger réel à courir.
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Le Pantcha-Tantra ou les cinq ruses

Ah ! dans l’état de corruption où sont arrivés aujourd’hui les hommes, leur Dieu, c’est l’argent ; leur gourou, c’est l’argent ; leur caste, leur parenté, c’est l’argent et encore l’argent ! Un homme sans argent est un homme mort au monde. Ce mot l’argent a un pouvoir si merveilleux sur l’esprit des hommes de nos jours, que si on le prononçait tout haut à l’oreille d’un mort, il reprendrait vie, je crois, et se lèverait sur-le-champ pour dire : J’en veux aussi.
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Le Pantcha-Tantra ou les cinq ruses

Je laisse à juger de la surprise du pauvre Sandjivaca, en recevant un pareil message. Seigneurs, dit-il aux renards, où voulez-vous donc que je me retire ? Abandonné de l’univers entier, pauvre, misérable, et presque accablé de vieillesse et d’infirmités, à qui fais-je tort ici ? Paisible dans un coin de cette vaste forêt, je ne fais de mal à personne. Privé de toute ressource, où pourrai-je donc aller ? Si le roi lion a envie de me dévorer, qu’il me dévore ; j’aime encore mieux mourir tout d’un coup sous ses griffes, que d’aller traîner ailleurs une vie malheureuse et languissante.
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