Saint-Hubert Théroulde

Résumé

Saint-Hubert Théroulde Voyage dans l’Inde (1843)

Comme toutes les tombes des grands personnages, elle comprend un jardin, une mosquée et un caravansérail. Je continuai mon voyage, campant sous une petite tente, où je n'étais à l'abri ni du soleil, ni de la pluie, ni du vent, ni de la poussière. Quelquefois aussi je logeais dans de beaux palais entourés de jardins. Cette variété continuelle de fortune n'est pas sans charme.
Tout le pays est plat, sablonneux, et couvert de landes; autour des villages seulement il est cultivé. Il en est de même dans toute l'Inde, même dans les pays soumis à la Compagnie.
Source : Gallica

Saint-Hubert Théroulde Voyage dans l’Inde

Je voyageai beaucoup en palanquin entre Caunpour et Delhi. Les porteurs de palanquin faisaient quatre à cinq lieues en courant, pendant la plus forte chaleur du jour, buvant continuellement de l’eau, et ne mangeant pendant toute la journée qu’une poignée de pois secs non cuits. C’est dans les hauts pays que la Compagnie recrute ses soldats. Il se présente tant de sujets qu’on ne prend que les beaux hommes. Ils ont la démarche fière et aisée, qui contraste avec l’air roide des troupiers anglais. Rien n’est à la fois plus gracieux et plus majestueux que les beaux faquirs qui vont nus.
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Saint-Hubert Théroulde Voyage dans l’Inde

Mais ces deux peuples se détestent encore plus qu’ils ne détestent les Anglais. Dans le Pendjab même sont des chefs qui ont été dépouillés par Randjit-Singh, et qui doivent beaucoup à la Compagnie, qui leur a fait rendre leur territoire. Les musulmans sont oppressés, et détestent les Sikhs et les Hindous. C’est cette rivalité de nation à nation, de chef à chef, et de castes entre elles, que les Anglais ont su habilement exploiter, qui explique leur étonnante puissance dans l’Inde. Ils n’ont qu’à opposer les unes aux autres les populations animées à s’entre-détruire.
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