“ Sur ces entrefaites, l’auguste Vikramâditya s’approcha du pandit et, voyant son air abattu, lui fit cette question : Hé ! Brahmane, qui es-tu ? Pourquoi restes-tu assis ici ? — Le pandit répondit : Je suis un pandit qui juge d’après le livre des signes ; je me reposais des fatigues du chemin quand j’ai vu un homme extrêmement pauvre, dont le pied droit avait la marque du lotus ; et je médite sur cette circonstance qui est en désaccord avec le sens du Çâstra. ”
Pandit
Définition et enjeux
Le terme pandit désigne, dans la tradition hindoue, un savant religieux ou un ermite maîtrisant les textes sacrés, notamment le sanskrit et les Çâstra. Ce rôle, central dans les sociétés indiennes, est abordé par divers auteurs : Léon Feer le présente comme un interprète des destinées humaines, tandis que Charles Schoebel souligne ses obligations sociales et religieuses.
Marie de Ujfalvy-Bourdon, quant à elle, met en évidence son orgueil culturel. Ces perspectives, diverses, révèlent le pandit comme figure à la fois spirituelle, intellectuelle et symbolique, ancrée dans les traditions de l’Inde ancienne.
Citations sur “pandit”
“ Ô pandit, dans quel Çâstra es-tu particulièrement versé ? — Dans le Jyoti-çâstra, répondit le pandit. — Parle, reprit le roi, qu’arrivera-t-il cette année dans mon royaume ? — Cette année, grand roi, répondit le pandit, il y aura une grande famine. — Dans mes états, reprit le roi, il n’y aucune transgression du Nîti-çâstra, il n’y a pas même l’apparence de l’injustice : les créatures ne sont pas opprimées, même en songe ; il n’y a aucune espèce d’opposition à l’accomplissement des actions vertueuses ”
Various, Le Tour du Monde; Kachmir
“ J'ai dit que j'avais engagé les services d'un pandit de Srînagar. Un jour qu'il prenait le frais près des tentes, à l'ombre des beaux platanes, nonchalamment pelotonné au creux de son siège favori,—une vieille chaise de bord (p. 035) transformée en chaise de camp,—accourt un brahmane de l'endroit qui jette son turban à ses pieds. Il n'est pas de façon plus solennelle de faire appel à la charité de quelqu'un, ni de se mettre sous sa protection, corps et âme. Or c'est de l'âme que souffrait le pauvre homme. Voici son histoire telle que le pandit me la conta. ”
