Léon Feer

Résumé

Léon Feer,  Contes indiens

“ Dès qu’il y fut arrivé, il se mît à chercher : non loin de cette ville était une épaisse forêt, où il découvrit la femme en pleurs. Au moment où cette femme fit entendre ses plaintes, à cet instant même, il s’avança à travers la forêt, dans la direction de cette femme, le glaive en main. Arrivé près d’elle, il vit un Râxasa, à la figure épouvantable, sans pitié, qui la battait à tour de bras. À ce spectacle, le roi Vikramâditya, ému de compassion, accabla le Râxasa de reproches et lui dit : Fi ! fi ! pervers Râxasa, qui bats une faible femme, quelle humanité y a-t-il en toi ? ”
Source : Wikisource

Léon Feer,  Contes indiens

“ Sur ces entrefaites, la reine dit : Eh ! grand roi, je pense à une chose ; enserré comme tu l’es par le cercle des rois ennemis, ce pays ne sera bientôt plus à toi. Aussi, cherchant ton bien, je te rappelle que si un roi s’abandonne au vice, sa royauté a beau être soutenue par la richesse, l’intelligence, la capacité, elle est destinée à périr. Ce vice peut être de dix-huit espèces différentes, dont dix se rattachent à l’amour, et huit à la colère ; tel est l’ensemble des dix-huit espèces de vices. Aussi, un roi doit-il toujours se garder de l’amour et de la colère. ”
Source : Wikisource

Léon Feer,  Contes indiens

“ La condition du veuvage entraîne presque fatalement la faute. De même que l’épouse a sa part aux biens acquis par le mari, de même la mort de l’épouse résulte de la mort du mari. Ainsi, grand roi, au moment du mariage, quand le feu a été allumé après qu’on a prononcé les mantras du Veda, alors commence l’union indissoluble du mari et de la femme ; c’est dans cette promesse mutuelle que consiste l’accomplissement du mariage. Ainsi la femme est la forme extérieure de l’énergie de l’homme. L’homme peut subsister sans l’énergie ; mais, sans l’homme, l’énergie ne pourrait jamais subsister. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature