“ Vous ne savez pas quelles souffrances vous attendent pour longtemps dans le Naraka à cause du péché de cette fête où l’on fait du mal à une grande créature. Quant à cette déité, quelque don qu’elle vous fasse pour vous témoigner son contentement du mal que vous avez fait à un homme, malheur à la divinité de cette déité qui accepte un sacrifice humain ! ”
Naraka
Définition et enjeux
Citations sur “Naraka”
“ À ces paroles fières, le plus éminent des oiseaux lui répondit sans émotion: «Montre-moi donc ici tout ce que tu as de force, de vigueur, de puissance et ton plus grand courage: cruel, tu ne t'en iras pas vivant! Ravisseur des épouses d'autrui, âme impatiente, vendue au mensonge, amie de la cruauté, tu brûleras dans l'épouvantable Naraka sur le feu de ton action!»À peine Djatâyou eut-il achevé ces belles paroles, que le robuste volatile se précipita avec impétuosité sur le dos même du Rakshasa. ”
“ Il faut que j’entre dans ce Naraka terrestre ; et déjà les brahmes, qui veillent à la garde du monde, me pressent de me hâter. 3651. » J’ai choisi ma chûte près de cette plage des gens de bien ; tous les hommes vertueux se réunissent là ; et c’est une grâce, qu’Indra m’a faite, souverain des hommes, au moment de tomber sur le sol de la terre. » 3652. « Ne tombe pas dans l’abîme ! reprit Ashtaka. Je te demande, prince, si j’ai des mondes ici, si j’en ai dans l’atmosphère, si j’en ai dans les deux. Je te regarde comme versé dans ce qui touche au devoir. » ”
“ Par conséquent, le Svarga et le Naraka ne sont pas réels. De même la justice et l’injustice absolues n’existent pas. « Le moi survit au corps », dit-on. Ce sont là paroles en l’air, comme (ce qu’on dit) des fleurs célestes, des arbres et autres plantes de la Grande Forêt. Cet être qui existe et se soutient par lui-même, qui produit la fin de toutes choses, créateur, conservateur et destructeur du Samsâra, Içvara (le seigneur) n’est qu’une fiction, une pure fiction. ”
“ Mais un acte qui a cessé d’exister ne peut être le générateur d’une opération nouvelle, pas plus qu’un fil brûlé ne peut être le générateur d’un habit. Donc le Svarga n’est pas réel et, par conséquent, le Naraka n’existe pas davantage. ”
“ Naramohinî ( « Qui trouble les hommes » ) . — Jeune fille de Kanci opprimée par un Râxasa, délivrée par Vikramâditya, 8. Naraka (Enfer) . — L’ami perfide y séjournera aussi longtemps que dureront le soleil et la lune 1. — L’existence du Naraka niée par un sophiste athée, 32. — Ceux qui font des sacrifices humains y seront punis, 27. Nârâyana. — Vikramâditya adore l’image de Nârâyana, et Nârâyana lui donne deux talismans Rasa et Rasâyana, 17. ”
Émile Senart,
Essai sur la légende du Buddha…
(1875)
“ L'histoire de Naraka n'est, en effet, qu'une autre version de l'histoire de Râvana. Comme lui, il ravit les filles divines; il enlève les joyaux divins qui en sont essentiellement synonymes (cf. Sîtâ, qui, emportée par Râvana, jette ses ornements «sur la montagne,» Il parmi les singes,» Râm. éd. Gorr. III, 60, 5 , 6) ; il se retranche dans sa forteresse nuageuse, et est vaincu par le dieu, qui fait passer dans son harem les captives. — Aux sept circonvallations de Lankâ, que M. Wheeler (II, 331) a l'étrange idée de rapprocher des sept murailles d'Ecbatane, comp. ”
“ Les sages ne regrettent jamais de s’être avancés. » 3671. « De même, Indra des hommes, répondit Yayâti, que tu as une puissance égale à celle d’Indra, de même tes mondes sont-ils égaux avec les siens ; mais je ne me soucie pas d’un monde, qui fut donné à un autre : donc, Çivi, je refuse ce que tu veux me donner. » 3672. « Si tu refuses nos mondes, parce que chacun de nous, reprit Ashtaka, te donne les siens à part des autres, eh bien ! nous te les donnons tous à la fois et nous irons tous prendre ta place dans le Naraka ! » ”
“ « Çârdânanda reprit : Depuis Setubandha [10] jusqu’au Gange, le meurtre d’un brahmane et les autres grands crimes peuvent s’effacer : le crime de celui qui tue son ami ne peut s’effacer en aucune manière. » — À l’ouïe de ces paroles, le prince, supprimant la syllabe se [11] , se mit à dire Mirâ. « Çârdânanda reprit encore : Celui qui nuit à son ami [12] , l’ingrat, le perfide, tous les gens de cette espèce auront en partage le Naraka tant que le soleil et la lune subsisteront. » — À l’ouïe de ces paroles, le fils du roi retrancha mi et répéta râ. ”
Claudius Madrolle,
De Marseille à Canton, guide du voyageur…
(1902)
“ On trouve aussi dans cette mythologie la croyance à l'immortalité de l'âme, mais alors qu'aux temps védiques on croyait que l'âme n'avait qu'une seule existence terrestre, la nouvelle doctrine inaugure la théorie de la transmigration ou de la métempsycose : l'âme n arrivait dans l'homme qu'après avoir monté, plus ou moins rapidement, l'échelle des êtres et elle était exposée à redescendre plusieurs échelons et même à tomber dans un enfer, le Naraka, qui d'ailleurs n'est pas éternel et d'où elle sort pour de nouvelles transmigrations. ”
“ « Toi !» tu es tombé dans l’abattement de l’esprit. 3,554-3,555. » Quand tu auras tué le souverain des hommes, Prithide, que feras-tu ensuite ? C’est ainsi que le devoir est difficile à connaître, surtout par des gens à l’intelligence étroite. 3,556. » La mort de ton frère aîné conduirait, sans aucun doute, dans l’épouvantable séjour du Naraka ton altesse très-élevée par la crainte de manquer au devoir. 3,557. » Concilie-toi [109] le plus grand des Kourouides, ce roi, accompagné du devoir et le plus excellent des hommes vertueux : voilà quel est ici mon sentiment. ”
Antony Landes, Contes et légendes annamites
“ Plateau sur lequel on sert le bétel, l’arec et tous les accessoires nécessaires. ↑ Il s’agit ici des enfers bouddhiques, Naraka, en chinois dia nguc, prison de la terre. Les grands enfers sont au nombre de trente-quatre sans compter un nombre considérable de petits enfers joints aux premiers. (Voir Eitel, s. v. Naraka.) ↑ La loi ne permet pas que l’intérêt accumulé puisse dépasser le capital ; quant à la religion, elle menace les usuriers des peines les plus sévères. Cela pas n’empêche les indigènes de prêter à des taux variant de 36 à 300 pour 100, suivant l’importance des prêts. ”
Caturbhuja Miśra, Théologie hindoue. Le "Prem Sagar"… (1893)
“ Alors le divin Narada vint lui remontrer : « Tu es bien fou d'écouter ta femme et de partir en guerre contre l'Être suprême. N'as-tu pas honte de tes menaces. Si tu avais envie de te battre, que ne l'as-tu fait quand Narakasur a ravi ton dais et les pendeloques d'Aditi. Maintenant que l'Être suprême vient de mettre à mort Narakasur et de rendre le dais et les pendeloques, tu choisis ce moment pour le combattre. As-tu oublié qu'à Braj tu fis des excuses au divin Krishna et obtins son pardon? Et veux-tu lui faire la guerre? » ”
Caturbhuja Miśra, Théologie hindoue. Le "Prem Sagar"… (1893)
“ La tête tomba avec les pendants d'oreilles et le diadème : la chute du corps fit vaciller la terre sur le serpent qui la porte; la joie éclata dans les trois mondes; l'angoisse et la souffrance de tous les êtres se dissipèrent; une lumière éclatante jaillit du corps de Narakasur et pénétra celui de Hari. Les dieux et les sages poussèrent des cris de triomphe. Leurs chars circulaient versant des fleurs. Les dieux chantaient pour louanges les hymnes des Védas '. ”
Caturbhuja Miśra, Théologie hindoue. Le "Prem Sagar"… (1893)
“ Ton fils se nommera Narakasur; il sera puissant et invincible. Il subjuguera tous les princes du monde ; il montera au Swarga, et mettra à mort ou en fuite les dieux; il prendra à Aditi ses brillants d'oreilles pour s'en parer, et à Indra son dais pour abriter sa tête. Il enlèvera les seize mille cent filles vierges d'autant de Rajas, et les tiendra enfermées et vierges. Alors le divin Krishna marchera contre lui avec son armée, et tu lui diras de tuer Narakasur, ce qu'il fera ”
Pierre-Eugène Lamairesse,
L'Inde après le Bouddha
(1892)
“ Les Gandarvas ; 6. Les Garoudas ; 7. Les Nagas; 8. Les Yaksas; 9.Les Khumbandas ; 10. Les Assouras ; 11. Les Raksasas ; 12. Les Prélats et autres' monstres ; 13. Les habitants des Narakas -il faut y ajouter les animaux qui peuplent l'air, la terre; et les eaux. Ces ordres.se divisent en cinq conditions ou natures : dieux, hommes, monstres (comme les Prélats) , brutes comme les animaux, démons nature infernale. Parmi-les hommes les plus éminents sont Les Sidhasqui'ont Sidhasqui'ont pouvoirs surnaturels par les herbes ; les Wi— dhyaras qui ont le même pouvoir par les mantrans et la magie ”
Joseph Bertrand, La mission du Maduré : d'après des documents inédits… (1847-1854)
“ Ceux qui ont fait le mal ou qui n'emportent de la vie qu'un alliage de vertus et de vices (et c'est la condition de presque tous les hommes) descendent dans le naraga (enfer) , où ils souffrent divers tourments proportionnés à leurs démérites. De là ces âmes passent sur la terre, animent de nouveaux corps et se purifient par les peines de la vie de leurs souillures antérieures ”
Jean-Antoine Dubois,
Exposé de quelques-uns des principaux articles de la théogonie des Brahmes
“ Si tu veux savoir maintenant la cause de mon apparition sur la terre, la voici ; j’ai été témoin des tourmens horribles que les pécheurs endurent dans le Naraca (enfer) , j’en ai été touché, et j’ai voulu les en délivrer. Voici ce que j’ai déterminé pour cela, et les moyens qui conduiront à cette fin. Que les dieux y fassent attention, et que les hommes les mettent en pratique. ”
“ L’action est pleine de merveilleux : de saints rishis vont visiter les dieux, des oiseaux aux ailes d’or parlent, le roi des serpents Karkotaka, demi-dieu, homme et serpent à la foi, se fait petit comme le pouce ; Nala est métamorphosé. La scène, c’est la cour et le palais des rois ; puis, c’est la forêt tropicale dans toute sa splendeur et dans toute son horreur, avec ses arbres fleuris, ses fleuves, ses lacs, ses cascades, ses montagnes, et aussi ses tigres, ses éléphants, ses serpents monstrueux, L’Histoire de Nala est un des épisodes les plus célèbres du Mahâbhârata. ”
Louis Jacolliot,
Voyages au pays des brahmes
“ Ses prêtres lui ont persuadé que s’il les omettait, par négligence ou de propos délibéré, des milliers d’années de souffrances l’attendaient dans le naraca (enfer) , et après la purification, toute une série de migrations nouvelles dans les plus misérables situations, l’attendaient sur la terre. Ajoutez à cela que deux individus de castes différentes ne peuvent ni manger ensemble, ni dormir sous le même toit, ni entreprendre quoi que ce soit de concert, et vous comprendrez comment deux cent cinquante millions d’Indous ont pu être soumis par une poignée d’hommes. ”
Théodore Vibert, La Race sémitique, par Théodore Vibert (1883)
“ Nous avons dit que c'était une réminiscence, c'est bien mieux que cela ; c'est presque un commentaire et l'expression Nâras, elle-même, est venue en ligne droite du mot hébreu Naar qui veut dire fleuve, eau, ce qui coule, ce qui resplendit, ce qui vit : Naar, c'est le jeune homme dans la force de son intelligence et dans l'exhubérence de sa jeunesse ; Naarah, c'est la jeune fille dans la perfection de sa beauté ; Nâras, en sanscrit, c'est la créature, l'onde ; Nara, c'est le créateur, l'âme de l'univers ”
“ Ainsi les Dieux, ayant fait du Mandara le bâton pour baratter et du serpent Vâsouki la corde, se mirent à baratter cette mer, le réceptacle des eaux. 1115. C’est ainsi que jadis, pour obtenir l’ambroisie, les Dânavas et les Asouras d’un côté, les grands Dieux de l’autre part, embrassèrent chacun par un bout, ô brahme, le roi des serpents. 1116. Tous les Dieux réunis se tenaient du côté où était la queue ; Nârâyana, le Dieu vénérable, du côté où était le chef d’Ananta : et, lui soulevant sa tête, eux de tirer et retirer mainte et mainte fois cette corde vivante. ”
André-Ferdinand Herold,
Nala et Damayanti
“ C’est de toi-même que tu as peur, pauvre Nala. Ce manteau a le pouvoir de changer ta figure. Tant que tu le porteras, tu seras de la dernière laideur. Nul ne pourra te reconnaître. Prends le nom de Vahuka, rends-toi dans l’illustre ville d’Ayodhya, et là, entre au service du roi Rituparna. Tu seras employé dans les écuries. Si humbles soient-ils, fais, sans te plaindre, tous les travaux où l’on te contraindra. Tu te sauras pardonné le jour où tes yeux reverront la pure Damayanti. ”
“ Là, quand il vit l’arc céleste de Nara, l’auguste Nârâyana de penser à son tchakra, immolateur des Dânavas. Soudain, à cette pensée, accourut, du ciel au milieu du combat Soudarçana, ce disque à l’aspect épouvantable, à l’abondante lumière, égal au soleil, cette roue infatigable, par qui l’ennemi est consumé. 1168-1169. A peine arrivé, aussitôt Vishnou, à la terrible agilité, aux bras et aux mains tels que les jambes et les pieds d’un éléphant, le vigoureux Vishnou de lancer ce disque à l’éminente splendeur, brillant comme la flamme du feu et capable de briser les villes des ennemis. 1170. ”
Louis Jacolliot,
Fétichisme, polythéisme, monothéisme…
(1879)
“ A sa mort il reçoit le dernier sanscara de purification par la cérémonie funéraire du srâddha . Purifié il monte au swarga – ciel – où il jouit d' un immortel bonheur . Mort en état d' impureté légère , il vogue dans les cieux inférieurs , d' où les prières , les sacrifices pieux peuvent le tirer rapidement . En état d' impureté grave , il descend au naraca – enfer – lieu de souffrances terribles , où son corps et son âme sont soumis aux plus affreuses tortures . ”
H. Emile Chevalier, Les derniers Iroquois
“ Sans lui répondre, Nar-go-tou-ké abaissa un regard sombre et douloureux sur Ni-a-pa-ah ; puis, relevant les yeux et étendant la main dans la direction de Montréal, qu’on apercevait dans le lointain, il s’écria : — Là sont les destructeurs de ma race ; là sont ceux qui ont fait pleurer celle qui est la joie et les délices de mon existence ; là, Nar-go-tou-ké détruira ses ennemis ; il fera pleurer à leurs femmes tous les pleurs de leurs yeux. ”
Louis Jacolliot,
Voyages au pays des brahmes
“ Quand on ne peut y mettre que vingt-cinq sous, on est sûr de son affaire ; plus d’amulettes, plus de pantcha-gavia, toutes les ouvertures sont livrées au diable qui entre là comme en pays conquis, et il faut quelques millions d’années passées dans le Naraca ou enfer, pour que le misérable puisse être purifié de ses fautes et venir recommencer sur la terre toute la série des migrations auxquelles les âmes sont obligées avant de parvenir au séjour céleste. ”
Louis Jacolliot,
Voyage aux ruines de Golconde et à la cité des morts…
(1875)
“ D'autres enfin, comme le fakir qui assistait aux funérailles de Narayana, font profession de se couper un membre, qu'ils, déposent sur le bûcher à côté du mort, afin que si par hasard ce dernier n'avait pas été purifié de toutes ses souillures, Yama, le juge suprême, ne puisse le faire descendre au naraca — enfer - dans l'impossibilité où il se trouverait de démêler ses cendres de celles du membre du saint personnage. De là ce dicton indou : « Il suffit du doigt d'un fakir pour sauver cent personnes. » ”
Isidore Eggermont,
Voyage autour du globe. Japon
(1892-1900)
“ Comme aspect, la statue de Nara me rappelle absolument celle de Kamakoura. Pourtant, elle diffère de cette dernière par la position des mains. Celle que nous avons devant les yeux élève la dextre comme si elle prenait la divinité à témoin, et appuie la senestre sur le genou de manière à en montrer la paume aux fidèles. Celte particularité purement symbolique est destinée à représenter le Bouddha avant sa vocation religieuse. Le trône sur lequel repose le divin personnage est orné de la légendaire fleur de lotus, importée sans doute de l'Inde et originaire de la vallée du Nil. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Alors moi, ne pouvant supporter plus longtemps cette vue, je me précipitai par la lucarne au milieu de la salle, et, ramassant une matraque d’entre les matraques qui étaient là, je profitai de la stupéfaction des nègres, qui croyaient à la descente parmi eux de quelque genni, pour me jeter sur eux et les assommer à grands coups assénés sur leurs têtes. Et je dénouai de la sorte cinq d’entre eux de dessus mon épouse, et les précipitai en ligne droite dans l’enfer. ”
“ Ayant discerné l’assemblée des Dieux mêmes, rejeton de Kourou, dans cette réunion d’hommes, Nârada se souvint dans sa pensée de Hari aux yeux de lotus bleu. 1318. Fidèle à cette promesse, qu’il avait donnée, l’auguste Nârâyana en personne, le conquérant des villes ennemies, le héros, qui extermine les ennemis des Immortels, était né dans la race des kshatryas. 1319. Jadis le créateur des êtres avait informé lui-même les Immortels de leur destinée ! « Quand vous vous serez tués les uns les autres, vous rentrerez dans les mondes célestes. » ”
