“ Assurément, tes frères amuseront leur veillée de narrations sur toi, héros, et s’occuperont à raconter mainte et mainte fois tes prouesses. Tant que tu vivras exilé loin de nos yeux, il n’y aura plus de pensée ou de contentement pour nous, fils de Prithâ, ni dans la vie, ni dans les richesses, ni dans aucune jouissance. En toi, sont déposés, fils de Prithâ, le plaisir et la peine de nous tous, la vie et la mort, le royaume et l’empire. ”
Citations sur “Pritha”
“ « Je sais maintenant, fils de Prithâ, que les plus vieux ne sont pas honorés par toi ; car ton altesse, tigre des hommes, est allée à la colère jusqu’à désirer sa mort. » Un homme, qui connaît la distinction des devoirs, ne ferait point ainsi, Dhanandjaya ; tu n’es pas instruit encore sur ce point, fils de Pândou, et tu crains le devoir. 3,419-3,420. » Quiconque mêle ensemble les choses, qui ne sont pas à faire, et les choses qu’il fait, Prithide, celles qu’il fait, et celles qui ne sont pas à faire, est le dernier des hommes. ”
“ « Celui, qui va engager un combat singulier avec ton excellence, dit-il à Karna, est un prince né de Kourou, un fils de Pândou et le plus jeune des enfants de Prithâ. » Dis toi-même ainsi, guerrier aux longs bras, quels sont ta mère, ton père, ta race et les rois puissants, de la famille desquels tu es l’ornement. 5409-5410. » Quand le fils de Prithâ les connaîtra, il combattra ou non avec toi. Les fils de rois ne combattent point avec ceux, dont les familles trop peu élevées ne garantissent pas les procédés. » ”
“ Il est parvenu, comme l’auguste Hariçtchandra, à l’honneur de célébrer le râdjasoûya. Après que j’ai vu la prospérité de ce roi puissant renaître dans le fils de Prithâ, comment peux-tu dire, fils de Bharata que la vie pour moi vaille mieux que la mort ? La fortune aveugle, sire, attache sur moi son joug insupportable : les puînés montent et les aînés descendent ! ”
“ Telles étaient les pensées de Prithâ dans l’amour de ses fils, dont son âme était pleine, quand tout à coup dans une grande soirée pluvieuse, sous un ciel inondé de nuages, à l’heure, où la multitude des hommes goûte déjà le sommeil, Djishnou, environné de brahmes, comme un soleil entouré de nuages, entra dans la maison du brahmane issu de Bhrigou. 7129-7130. Arrivés à la maison de travail du Bhargavain et déjà sur le seuil de Prithâ, les deux princes, ses fils, d’une vaste renommée et d’une haute majesté, lui annoncent Draâupadî en ces termes : « Voici l’aumône ! » ”
“ « Il n’est rien, qu’il ne supporte ! » C’est ainsi qu’il pensait à Krishna. Après qu’il eut conçu cette idée sublime, Youddhishthira, le fils de Prithâ, semblable à un gourou, dépêcha un messager à toute vitesse au gourou de tous les êtres. ”
“ Regarda Bhîmasena comme s’il eût voulu le brûler avec son regard. Puis, le meilleur des Bharatides, la massue à la main, attaqua Bhîmasena comme s’il eût voulu lui couper la tête dans le combat. Ce magnanime, à l’héroïsme terrible, frappa à la tempe le valeureux Bhîma. Le fils de Prithâ, atteint par la massue, ne chancela pas plus qu’une montagne, et (n’en) brilla que d’un plus grand éclat. ”
“ Mais tu vois, au nord, le chemin dans lequel (on s’engage) par les austérités. Ô fils de Prithâ, ces mondes éternels brillent pour ceux qui s’adonnent au yoga. 778. Ô fils de Prithâ, les connaisseurs des pouranas (anciennes légendes) , déclarent que cette voie est la meilleure. Parle contentement, on arrive au Svarga ; par le contentement, on arrive au bonheur suprême. 779. Rien n’est supérieur à la satisfaction. Elle occupe le plus haut rang. La plus haute perfection est toujours (le lot) de celui qui a renoncé à la colère et à la joie. ”
“ À ces mots, accompagné d’Youddhishthira, Hari à l’âme juste, à la vaste renommée, se rendit chez Prithâ et lui dit joyeux : « Tes fils, sœur de mon père, ont obtenu aujourd’hui l’empire universel. 1616. » Ils sont riches, ils sont au comble de leurs vœux : que la satisfaction soit ton partage ! Puis-je avec ta permission m’en retourner à Dwârakâ ? » 1617. Kéçava de saluer Soubhadrâ et Draâupadî ; puis, étant sorti du gynœcée, accompagné d’Youddhishthira, 1618. ”
“ « Méchant Douççâsana, lui dit Bhîmaséna, est-il possible à toi de me jeter ces paroles injurieuses ! Qui peut se glorifier des richesses, qu’il doit à la fraude ? 2533. » Que Vrikaudara, fils de Prithâ, n’être jamais dans les mondes bienheureux, s’il ne boit ton sang un jour, qu’il aura brisé ta poitrine dans un combat ! 2534. » Après que j’aurai tué, — et ce ne sera pas long, — malgré tous les archers, les fils de Dhritarâshtra sur le champ de bataille, alors seulement je déposerai ma colère. Ce que je dis là, c’est la vérité ! » ”
“ Une grande sueur naquit au fils de Prithâ, tandis qu’il marchait à l’extermination des guerriers ennemis et à la mort de Karna. 3,607. Une profonde pensée lui vint : « Comment cela sera-t-il ? » Ensuite, le meurtrier de Madhou tint ce langage à l’archer du Gândîva, quand il vit s’avancer le Prithide, plongé dans ses réflexions : 3,608-3,609. « Il n’existe pas un autre mortel ici que toi, archer du Gândîva, pour être le vainqueur de ces hommes, qui furent vaincus dans le combat par ton arc. 3,610. » ”
“ Alors tous les rishis de se rendre auprès du Dieu, armé de l’arc Pinâka, désireux de lui apprendre que le fils de Prithâ se maintenait dans sa terrible pénitence. 1543. Ils s’inclinent devant Mahâdéva et lui racontent cette affaire du Prithide : « Ce fils de Kountî à la grande splendeur est monté sur le dos de l’Himâlaya. 1544. » Placé dans une pénitence atroce, difficile à traverser, il couvre de fumée tous les points de l’horizon, et personne de nous tous, souverain des Dieux, ne sait ce qu’il désire faire. 1545. » Il cause notre inquiétude à tous : eh bien ! qu’on l’arrête ! » ”
“ Que mes fils recommencent le jeu avec les fils de Pândou ! » 2490. Ensuite Prâtikâmî rendit ainsi les paroles du savant Dhritarâshtra au fils de Prithâ, Youddhishthira, engagé dans une mauvaise route : 2491. « La salle est prête pour jeter les dés, sire : viens, Youddhishthira, fils de Pândou, et joue ! » C’est ainsi que te parle ton oncle, rejeton de Bharata. » 2492. « Tous les êtres obtiennent la bonne ou la mauvaise fortune, lui répondit Youddhishthira, suivant ce qui fut disposé par le Destin. S’il est écrit qu’on jouera, il est impossible d’éviter l’une ou l’autre chance. 2493. » ”
“ Si un homme te dit ces mots dans le monde : « Donne à un autre l’arc Gândîva ! » tu devras le mettre à mort. » Tels étaient les paroles, qui lui furent dites. 3,541. » D’après mon désir, ce fils de Prithâ, qui veut sauver la vérité [108] de sa promesse, t’accabla de son mépris, souverain de la terre. 3,542. » Le dédain pour ceux, que l’on doit respecter, est nommé la mort. Tu eus donc, sire aux,longs bras, à supporter cette faute de moi et du Prithide, ou de tous les deux. L’un et l’autre, puissant roi, nous nous tournâmes vers ton aide, pour la conservation de la vérité. ”
“ « Que les Dieux te donnent la renommée [111] , la vie désirée, la victoire, une vigueur infatigable et la destruction présente des ennemis ! 3,591. » Marche ! puissent les Immortels t’accorder l’intelligence de manière que cette chose ait le dénouement, que je désire ! Marche ! Immole promptement Karna dans le combat, comme Pourandara fit mordre la poussière à Vritra pour l’accroissement de lui-même. » 3,592. Dès qu’il se fut concilié Dharmarâdja, le fils de Prithâ, se hâtant à la mort de l’Adhirathide, dit ces mots d’une âme joyeuse à Govinda : 3,593. ”
“ « Ce rejeton de Pândou et de Prithâ, ton frère, est poursuivi d’un pied léger par les grands héros Dhritarâshtrides aux vastes forces, qui désirent sa mort. 2,977. » Irrités, ivres de la furie des combats, ces vigoureux Pântchâlains suivent le magnanime Youdhishthira pour le sauver. 2,978. » Voilà, revêtu de sa cuirasse, à la tête d’une armée de chars, Prithide, le roi Douryodhana, qui fond sur ce monarque de l’univers entier. 2,979 [85] 2,980. » Vigoureux, avec le désir de tuer, il est accompagné de ses frères, habiles dans toutes les armes et qui ont un toucher égal à celui des serpents. ”
“ « Je ne tuerai pas tes quatre (autres) fils, s’ils tombent en mon pouvoir. Ô reine, tu es certaine d’avoir toujours cinq fils, 34. Y compris Arjouna, si Karna périt, ou bien, y compris Karna, si Arjouna est tué. » Puis, cette mère, désireuse (de conserver) ses enfants, dit encore à son fils : 35. « Traite favorablement (ces) frères, à qui tu veux du bien. » Après avoir ainsi parlé, Prithâ le quitta et retourna chez elle. 36. Ce héros (qui était notre) frère utérin, a été tué par Arjouna son frère, et, ô puissant, ce secret, resté entre Prithâ et lui, ne fut pas divulgué. ”
“ C’est, grâce à ce que tu étais son cocher, que les efforts du Prithide ont fait mordre la poussière à cet homme : ce qui vient de la faveur de ton intelligence, héros aux longs bras, n’est pas étonnant. » 5,007. Et levant son bras droit, orné d’un bracelet, ô le plus excellent des Kourouides ! ce vertueux fils de Prithâ dit à Arjouna et Kéçava : 5,008. « Nârada m’a raconté l’histoire de ces Dieux, Nara et Nârâyana, l’âme du devoir, magnanimes, antiques, et les plus grands des Rishis. 5,000. » ”
“ Soudain le Prithide blessa fortement et profondément Satyadjit avec dix flèches douloureuses : ce fut comme un prodige. 5485. Le Pântchâlain harcela ce héros avec des centaines de flèches, et le fils de Prithâ inonda son ennemi avec une pluie de ses dards, 5486. Doué d’une grande agilité, il déploya ce don ; il trancha la corde, il brisa l’arc de Satyadjit et put alors s’avancer contre le roi de Pântchâla. 5487. Mais Satyadjit, saisissant un nouvel arc, blessa rapidement le Prithide, malgré son agilité supérieure, avec son cocher, ses chevaux et son char. 5488. ”
“ Tu habitais avec les brahmes dans le palds du Kaîlâsa. » Après ces mots à Krishna, le fils de Pândou garda le silence et Djanârdana de tenir lui-même ce langage an magnanime fils de Prithâ : « Ce qui est à moi est à toi, et les miens sont aussi les tiens. 503-504. » Tout homme, qui te haît, me hait. Quiconque me suit, te suit. En effet, héros difficile à vaincre, tu es Hari et moi Nârâyana. 505. » C’est à propos que les deux rishis, Nara et Nârâyana, sont venus dans ce monde : tu n’es pas autre que moi et je ne suis pas autre que toi. ”
“ Mais le Prithide, de même qu’un grand lion brûle de tuer un éléphant, chef d’un troupeau, couvrit le Pântchâlain d’une épaisse averse de flèches. Les cris de : Hâ ! hâ ! surgissent dans l’armée Pântchâlaine. 5481-5482. Satyadjit, qui possédait la force de la vérité, voyant le fils de Prithâ s’avancer, se précipita vers Dhanandjaya pour défendre le roi des Pântchâlains. 5483. Rien n’aurait pu empêcher les armées de s’émouvoir à l’aspect d’Arjouna et du Pântchâlain, qui, tels qu’Indra et Bali, s’élançaient l’un vers l’autre au combat. ”
“ Le fils de Prithâ lui rompt son arc, abat son drapeau sur la terre, et lui blesse avec cinq flèches ses coursiers et même son cocher. 5493. Alors, il jette son arc, accoutumé à ne recevoir que des flèches excellentes ; il met le cimeterre à la main et, poussant un cri de guerre, 5494. Il s’élance tout à coup et saute sur le timon du char, où se tenait le roi des Pântchâlains. 5495. Monté dans le char du monarque, l’intrépide Dhanandjaya le saisit, comme on arrête un éléphant, qui vient de troubler les eaux d’un étang ; 5496. ”
“ Lorsqu’il eut entendu ces paroles du Prithide, le plus excellent des hommes vertueux dit ces mots à Dhanandjaya : « Après que tu as tenu à ce monarque un tel langage, pourquoi es-tu tombé, Prithide, dans cet horrible abattement d’esprit ? Tu veux te porter la mort à toi-même, dompteur des ennemis ; mais ce n’est pas, Kirîti, cette action, que pratiquent les gens de bien. 3,016-3,517. » Si tu immoles maintenant de ton cimeterre ce juste, ton frère ainé, comment, héros des hommes, trouveras-tu un mortel, qui ait pour cela peur du devoir, ou que feras-tu même ensuite ? ”
Émile Senart,
Essai sur la légende du Buddha…
(1875)
“ Comme le Cakravartin, Prithu est le gardien de la loi (ch. xvi, v. 6) . « Brillant comme le soleil, il recueille en son temps et distribue en son temps les richesses » (v. 6) . «Ce maître des hommes et des Devas, montant sur son char vainqueur, armé de son arc, fait le tour de la terre, comme le soleil, en se dirigeant vers la droite (vers le midi) , et tous les chefs des hommes et les gardiens de l'univers lui apportent en tous lieux le tribut, tandis que leurs femmes reconnaissent le roi suprême dans le porteur du disque» (v. 20, 21) . ”
Harivansa ou histoire de la famille de Hari
“ Les princes de la terre, élevés au-dessus des autres mortels et avides de domination, doivent honorer Prithou, roi des rois, auguste fils de Véna. Les guerriers invincibles, qui désirent la victoire dans les combats, doivent aussi honorer Prithou qui fut le premier roi guerrier. Celui qui marche au combat en célébrant le nom du roi Prithou, traverse heureusement les champs de bataille les plus terribles et s’y couvre de gloire. Les Vêsyas riches et opulents, occupés de leurs affaires, doivent également honorer l’illustre Prithou, qui assura jadis la subsistance des hommes. ”
Harivansa ou histoire de la famille de Hari
“ Vêsampâyana, donne-moi quelques détails auparavant sur la naissance de Prithou : dis-moi comment la terre devint une vache nourricière pour ce prince magnanime, pour les Pitris, les Dévas et les Richis, pour les Dêtyas, les serpents, les Yakchas, les arbres, les montagnes, les Pisâtchas, les Gandharvas, les Brahmanes, et même les Râkchasas qui peuvent avoir de la piété. Explique-moi la différence du vase qu’ils emploient, du veau [22] qu’ils sèvrent, du lait qu’ils sont appelés à boire. ”
Le Bhâgavata Purâna, ou Histoire poétique de Krichna
“ Il ne punit pas l’innocent, fût-ce le fils d’un de ses ennemis ; il punit son propre fils lui-même, s’il est coupable, persistant ainsi dans la voie de la justice. 14. L’autorité de Prĭthu ne rencontre pas d’obstacles depuis la montagne du lac Mânasa jusqu’aux lieux que le divin soleil éclaire de ses rayons. 15. Comme il doit s’attirer l’amour du monde par ses actions, les peuples, obéissant à l’affection de leur cœur, l’ont nommé Râdjan. ”
Le Bhâgavata Purâna, ou Histoire poétique de Krichna
“ Le chapitre xxiv donne la suite des descendants de Prǐthu. La terre se trouve partagée entre ses petits fils, et c’est dans la famille de l’un d’eux que naissent les dix Pratchêtas, qui se retirent sur le rivage de la mer occidentale, pour s’y livrer à la dévotion, à l’effet d’avoir des enfants. Ils y rencontrent Rudra, qui leur chante un hymne en l’honneur de Bhagavat. Pendant que les Pratchêtas sont absorbés dans leurs pratiques religieuses, le divin Nârada se rend chez leur père Prâtchînavarhis, pour le détacher de la vie active, qu’il continue à mener. ”
Elizabeth Gaskell,
Autour du sofa
“ Un jour de la fin d’automne, où le vent soufflait avec violence, Pritchard fit descendre les deux jeunes gens dans son bateau, les conduisit Llandutrouyn, et eut la satisfaction de voir sa petite Nest devenir lady de Bodowen. Qui n’a pas vu de jeunes filles légères et coquettes se transformer, par le mariage, en femmes sérieuses et pénétrées de leurs devoirs ! Leur vie est désormais fixée ; pourquoi, lorsqu’on a fini par l’atteindre, s’éloignerait-on du but que l’on cherchait avec ardeur ! Elles semblent réaliser la fable d’Ondine ; leur avenir est à la fois paisible et radieux ”
