Olga de Pitray,
Voyages abracadabrants du gros Philéas
“ Saindoux rayonnait ! ses grosses joues se gonflaient avec bonheur, sa démarche était majestueuse et cet air de dignité ravissait Polyphème. Quand on arriva près des fauves morts, les coups de fusils éclatèrent ; des centaines de voix faisaient l’éloge de Philéas. On mesura le lion avant de le hisser péniblement sur deux mulets. Il était grand comme un poulain ; ses dents étaient plus longues que le doigt le plus grand de Philéas, et sa tête énorme était si lourde qu’un homme ne pouvait la soulever ; un collier de cheval était trop étroit pour son poitrail. C’était une magnifique bête. ”
