Résumé

Joseph Philippe Faury Saboly : étude littéraire & historique avec un examen du manuscrit conservé à la bibliothèque… (1876)

On y retrouve d'ordinaire les vrais bergers de Saboly, avec la même physionomie rustique ; et ce n'est pas le moindre charme de ces délicieuses scènes. Quant aux anachronismes, il y en a de toutes sortes : Saboly qui met l'Amérique sous la domination de César Auguste (*) , est presque toujours dépassé. Mais qu'importent ces soins délicats d'un art raffiné! C'est là, devant cette naïve et touchante image de Bethléhem que, chaque soir, se réunissent les membres de la famille, père, mère, enfants et les aïeux, afin de chanter la prière sous la forme si douce et si attrayante du noël provençal.
Source : Gallica

Joseph Philippe Faury Saboly : étude littéraire & historique avec un examen du manuscrit conservé à la bibliothèque… (1876)

Qu'on imagine les mystères les plus touchants de la religion, mis pour ainsi dire en scène; et où se déroulent les grandes choses faites par Dieu dans l'Incarnation et dans la Rédemption ; puis un poète d'une imagination vive, parlant la langue du peuple, revêtant ses personnages de la foi et des mœurs de son temps; racontant, non pas les gestes frivoles d'un chevalier et l'amour de sa dame, mais chantant des sujets divins; tantôt nous faisant verser des larmes de douce piété et de tendresse, tantôtprovoquant les éclats bruyants de la joie, qu'on entend comme les échos des cantiques des anges.
Source : Gallica

Joseph Philippe Faury Saboly : étude littéraire & historique avec un examen du manuscrit conservé à la bibliothèque… (1876)

Quoi ! notre Saboly qui a écrit avec tant d'émotion chrétienne ses incomparables noëls, qui a toujours été religieusement fidèle au respect du dogme et de la doctrine catholique, qui a toujours traité avec une piété révérencieuse les divins personnages de la Crèche, serait celui-là même qui a cru se donner des airs d'homme d'esprit, en faisant ce mélange sacrilége du sacré et du profane, qui cherche son inspiration dans les passions honteuses, et qui ne craint pas d'appeler en un même témoignage les dieux du paganisme et le Dieu unique des chrétiens (*) !
Source : Gallica

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