Résumé

Auguste Penjon Avignon, la ville et le palais des papes… (1889)

Qui n'a pas vu Avignon du temps des papes n'a rien vu. Pour la gaieté, la vie, l'animation, le train des fêtes, jamais une ville pareille. C'était du matin au soir des processions, des pélerinages, les rues jonchées de fleurs, tapissées de hautes lisses, des arrivages de cardinaux par le Rhône, bannières au vent, galères pavoisées, les soldats du pape qui chantaient du latin sur les places, les crécelles des frères quêteurs ; puis, du haut en bas, des maisons qui se pressaient en bourdonnant autour du grand palais papal comme des abeilles autour de leur ruche
Source : Gallica

Auguste Penjon Avignon, la ville et le palais des papes… (1889)

NOTRE-DAME-DES-DOMS, de deux siècles plus ancienne que le palais des papes, est certainement l'un des sanctuaires les plus vénérables et les plus curieux du monde chrétien. Fondée, selon la légende, par sainte Marthe en l'honneur de la Vierge encore vivante sur la terre, reconstruite sous Constantin, et, une seconde fois, au XIIe siècle, elle présente, avec son porche byzantin, peut-être unique en son genre, sa nef à plein cintre, ses tribunes d'une élégance malheureuse 1, ses chapelles ajoutées à différentes époques, le résumé un peu confus de l'histoire religieuse d'Avignon.
Source : Gallica

Auguste Penjon Avignon, la ville et le palais des papes… (1889)

Chef-lieu du département de Vaucluse, Avignon n'a plus pour les voyageurs l'attrait d'une ville étrangère. On ne sort plus de France en entrant dans le Comtat, et dans les rues de la vieille cité on ne trouve plus cette foule bariolée de religieux de tout ordre, se croisant avec les gardes suisses du vice-légat aux habits écarlates bordés d'argent. Le nombre des couvents a bien diminué ; beaucoup d'entre eux ont reçu une destination nouvelle, et leurs clochers sont muets, ou ne sortent de leur silence que pour jeter l'heure au quartier.
Source : Gallica

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