J.-C. Clément Saint-Just

Résumé

J.-C. Clément Saint-Just Le mémento d'Avignon (1907)

Le moyen-âge nous a laissé les ruines du pont, l'oeuvre des papes dans nos remparts et dans l'incomparable palais. Mais ce qui étonne, c'est la médiocrité de notre architecture religieuse. En effet, Avignon n'a pas des temples à la hauteur de sa renommée. Eh bien ! cela s'explique : il y en avait et il n'y en a plus parce qu'on les a démolis, et cela récemment. L'église des Cordeliers, celle des Dominicains, même celle des Augustins,
étaient supérieures, par l'ampleur et la valeur artistique, à ce qui nous est resté.
Source : Gallica

J.-C. Clément Saint-Just Le mémento d'Avignon (1907)

La dénomination ci-haut de Saint-Martial est historique et point théologique, les protestants n'admettant pas le culte des saints. Ce temple rouvert récemment à la religion (1883) , est bien l'oratoire le plus gracieux et le plus coquet de la ville d'Avignon, avec son hardi campanile, ses hautes fenêtres ogivales sa fleur de lis sans fin, sa voûte élancée, le tout de gothique flamboyant. Ses dimensions paraissent encore correctes, quoique réduites de la construction primitive.
Source : Gallica

J.-C. Clément Saint-Just Le mémento d'Avignon (1907)

Le palais de Benoît XII, construit en sept années (1335-1342) , fut un tout complet en soi, visant la défense encore plus que l'habitation. Il formait un carré de quatre corps de bâtiments, avec cour intérieure, et le pape dressa, aux deux extrémités du corps septentrional, des tours puissantes : celle de Trouillas à l'est, avec une hauteur extérieure de 80 mètres et une largeur de 17 à 18 mètres ; et celle de la Campane à l'ouest, avec hauteur de 66 mètres ; plus les châtelets et tours de guette, qui ont disparu pour l'une et pour l'autre, ainsi que les machicoulis.
Source : Gallica

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