Jean Bertheroy , Le Colosse de Rhodes
“ Crois-moi, Lyssa, nous serons mieux sur la terrasse à guetter le retour triomphant du dieu. Lyssa secoua la tête et poursuivit : — Dans les hôtelleries qui longent les ports, il doit y avoir des couples heureux et qui s’embrassent ; sous les portiques, entre les colonnes des Stoa, des enfants nubiles à peine, garçons et filles, se poursuivent et cachent sous l’ardeur de leurs jeux la morsure cuisante et meurtrière de l’amour. Oh ! Dornis, écoute : la vie, toute la vie, monte autour de ce temple et le domine. ”
