MM. Henry Cammas et André Lefèvre

Résumé

MM. Henry Cammas et André Lefèvre Le Tour du monde

Certes le climat de l’Égypte est éminemment sain et favorable aux poumons affaiblis ; mais s’il peut régénérer une organisation défaillante, ce n’est pas quand elle a dépassé le dernier degré de la prostration. Si l’eau du Nil est une panacée, pourquoi l’appliquer trop tard ? Mais elle s’enfuit, la barque aux fenêtres closes, à la marche triste et rapide comme la maladie qu’elle renferme ; elle disparaît, emportant, à ce détour du fleuve, les sombres pensées ! On ne voit plus que l’eau bleue sous un ciel inaltérable et l’armée des cannes à sucre qui reluit au soleil.
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MM. Henry Cammas et André Lefèvre Le Tour du monde

Comme on le voit, les cataractes du Nil ne ressemblent en rien aux chutes du Niagara ; ce sont des barres successives et des courants impétueux, presque lisses comme des miroirs courbes, sans écume, les efforts enfin d’un fleuve bâillonné qui mord en vain son frein de granit. Elles présentent un danger évident que conjurent la prudence et la force. L’adresse et l’expérience du reis spécial rassurent le voyageur ; les accidents sont d’ailleurs sans exemple, et, n’ayant rien à déplorer, on n’a rien à craindre.
Devant nous, comme des lits de repos, s’étendent deux îles jumelles, Philæ et Béghé.
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MM. Henry Cammas et André Lefèvre Le Tour du monde

Elle admet que le monde est sorti de la substance infinie et féconde, dont l’analogie fit une femme, une déesse, nommée Neith, ou Bouto, ou Isis, ou Hator, ou Tméi, selon qu’on la considérait comme primordiale, nourrice, éternelle, comme féconde ou conservatrice. Neith, femme et mère sans époux, fut d’abord pourvue des attributs des deux sexes ; puis l’homme, qui est ici-bas le chef de la famille, se lassant d’adorer une femme imposa pour époux et pour maître à la déesse suprême Ammon-Ra, qui était d’abord son fils. Ainsi la société humaine eut son type dans le ciel.
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