MM. Henry Cammas et André Lefèvre, Le Tour du monde
“ Certes le climat de l’Égypte est éminemment sain et favorable aux poumons affaiblis ; mais s’il peut régénérer une organisation défaillante, ce n’est pas quand elle a dépassé le dernier degré de la prostration. Si l’eau du Nil est une panacée, pourquoi l’appliquer trop tard ? Mais elle s’enfuit, la barque aux fenêtres closes, à la marche triste et rapide comme la maladie qu’elle renferme ; elle disparaît, emportant, à ce détour du fleuve, les sombres pensées ! On ne voit plus que l’eau bleue sous un ciel inaltérable et l’armée des cannes à sucre qui reluit au soleil. ”
