René Des Chesnais, En felouque sur le Nil : souvenirs de Basse-Nubie et de Haute-Égypte (1897)
“ Sarkiss, mort de fatigue, est allé dormir. Yanni l'a imité. Joe rêve, hypnotisé par le mirage. Je rêve avec lui, captivé, fasciné, devant ce Nil nubien, incomparable, merveilleux, passionnant. Dieu est grand ! Tout déborde de son infinie splendeur, de sa mystérieuse bonté ! Les frémissements de l'air, les irradiations de la nuit, les battements de notre cœur, les images qui s'esquissent sous nos yeux et dans notre pensée, tout le dit, le parle, le chante. Notre rêverie est une adoration, une prière, un hymne, un élan, un vol de la foi dans les régions des cieux. ”
