Eugène Fromentin,
Eugène Fromentin peintre et écrivain
(1935)
“ Rien n'est jamais trop concret, trop dense, trop plastique, trop sonore, pour définir une couleur : le Nil est tantôt « bourbeux », « chocolat clair », tantôt « gris comme de l'étain fondu », tantôt « bitume et bleu », tantôt « d'argent vert »; la lumière peut être « aigre », la verdure « criarde » ou « fade », le bleu « faux », la terre « sourde » et « livide », mais comme il sait jouer aussi avec toute la gamme des tons, depuis le jaune soufre jusqu'à l'ocre pâle, faire chatoyer les moires entre le violet, le gris-bleu, le lilas et le rose! ”
