Paul Sapiens

Résumé

Paul Sapiens L'hygiène dans la famille (1890)

Les alchimistes, dont on s'est trop moqué, apportent leur pierre à l'édifice qui s'élève ; ils découvrent l'acide carbonique, le phosphore, l'antimoine et l'arsenic.
Puis, au fur et à mesure que l'on approche de la Révolution, la philosophie devient moins abstraite. Aux considérations de métaphysique elle préfère les études utilitaires ; elle néglige les fins dernières de l'homme au profit de son bien-être terrestre. Alors l'hygiène commence à devenir une science, basée sur les phénomènes physiques, naturels et physiologiques. L'emprisme meurt, tué par l'observation et l'analyse.
Source : Gallica

Paul Sapiens L'hygiène dans la famille (1890)

A côté de l'appétit réel et légitime, qui demande à être satisfait, il y a l'appétit factice et illégitime qui demande à être contenu ; et nulle part cette distinction n'est plus nécessaire que pour l'appétit des aliments, qui se présente avec ces deux formes trop souvent confondues : appétit de l'estomac, appétit du palais ; le premier s'apaisant vite, le second ne s'apaisant jamais ; l'un réglant à la façon d'un balancier les besoins de la nutrition, l'autre en masquant l'expression légitime par les inopportunes sollicitations du désir sensuel.
Source : Gallica

Paul Sapiens L'hygiène dans la famille (1890)

Examinons d'abord ce que peut l'habitude sur les organes des sens.
L'ouïe s'habitue aux bruits qu'elle entend sans cesse, même s'ils sont désagréables, et finit par en être à peine impressionnée; d'un autre côté, la pratique de la musique permet à la longue de distinguer les différences de son les plus légères. Il ne tient donc qu'à nous d'augmenter, la finesse de l'ouïe ou son insensibilité. En le voulant, nous
arriverions sans doute à entendre, comme les sauvages, un bruit très faible et très lointain, à en reconnaître la nature et l'origine.
Source : Gallica

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