Laurent Tailhade,
La Noire Idole
“ À Londres, le samedi au soir, les apothicaires débitent de l’extrait thébaïque et des pilules d’opium brut, tout comme les bars versent du gin ou du whisky. On entre dans la morphine par deux chemins inégalement semés de fleurs. Les uns, dans le but légitime d’accoiter leurs souffrances, ont recours aux vertus du terrible stupéfiant ; d’autres y cherchent impudemment une sensation de plaisir, un bien-être que le docteur Ball a qualifié, le premier, d’euphorie. ”
