Fernand Neuray, Quinze Jours en Égypte
“ Un vaste et mélancolique cimetière paré des couleurs vives d'un immuable été: voilà l'Égypte. Une inexprimable tristesse naît de la splendeur de ces ossements, qui ne se relèveront jamais. La fête éternelle de l'azur n'éclaire qu'un tombeau. Nos ruines, à nous, ne sont qu'un accident: un arbre abattu dans une forêt vivante. Celles-ci sont mortes, et c'est pour toujours. Le désert m'a paru l'image de l'Égypte ancienne. Il ne faut qu'un souffle du vent pour y effacer la trace des caravanes. ”
