Résumé

E Derlon De l'Influence du progrès des sciences sur la thérapeutique… (1872)

Est-ce au sulfure d'antimoine, à l'oxyde d'antimoine, au sulfure de mercure ou à l'acide arsénieux qu'est due l'action de cette préparation? Je crois avec M. Guibourt que c'est plutôt à l'acide arsénieux que contient le sulfure d'antimoine et le sulfure d'arsenic. On a bien longtemps employé le sulfure d'antimoine empiriquement, sans se rendre compte de sa manière d'agir.
On voit combien l'étude de la chimie est précieuse et utile pour celui qui veut se rendre compte des faits qu'il observe et des résultats qu'il obtient.
Source : Gallica

E Derlon De l'Influence du progrès des sciences sur la thérapeutique… (1872)

Il ne faut pas non plus négliger l'étude des symptômes ; on cherchera à savoir quelle est la valeur de chacun d'eux, à quelle cause physiologique il doit être rapporté. Mais si la thérapeutique nécessite cette étude approfondie des détails, il ne faut pas qu'elle perde de vue un autre élément; le médecin n'a pas à soigner qu'une maladie, il a avant tout à traiter un malade.
C'est surtout dans le traitement des maladies nerveuses que l'influence morale des médecins se fait sentir, et nous n'avons pas besoin de rappeler ici les cures merveilleuses obtenues de cette façon.
Source : Gallica

E Derlon De l'Influence du progrès des sciences sur la thérapeutique… (1872)

Je ne nie pas toute l'importance de l'étude de la physiologie pour la thérapeutique, mais elle expose, elle aussi, à des dangers, lorsqu'on veut s'en servir à l'exclusion des autres moyens. Les expériences physiologiques sont assurément une des plus grandes ressources pour arriver à la notion exacte de l'action des médicaments, mais elles présentent de nombreuses causes d'erreurs. Je dirai d'abord qu'instituées au nom de la méthode expérimentale, qui est la seule bonne en médecine, elles ont souvent dévié de leur but.
Source : Gallica

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