Résumé

Chrétien Fleck Siège et bombardement du fort Mortier près Neuf-Brisach… (1873)

Assaillis d'un côté par la fusillade, de l'autre par les obus et les bombes, menacés par les flammes qui jaillissaient du brasier, entourés d'une fumée épaisse et suffocante, nos braves artilleurs furent obligés d'abandonner leur projet et de se réfugier dans les casemates, seul refuge du fort. Les obus continuèrent à pleuvoir pendant toute la nuit, et à chaque instant la sentinelle en observation sur les remparts du côté du Rhin criait de toutes ses forces : « Gare la bombe ! »
Source : Gallica

Chrétien Fleck Siège et bombardement du fort Mortier près Neuf-Brisach… (1873)

Au fur et à mesure que nous approchâmes du fort, le danger augmenta pour nous. Tout en avançant avec soin, nous écoutâmes par moment pour nous assurer s'il n'y avait pas sur notre passage ou aux environs du fort quelque embuscade ennemie. Rien ne parvint à nos oreilles qui aurait pu nous faire croire à la présence de l'ennemi, le canon s'était même tu, et nous pûmes nous approcher du fort sans traverser l'eau, y entrer par la grande route, après avoir passé près du château, où nous croyions trouver un poste ou une sentinelle ennemie.
Source : Gallica

Chrétien Fleck Siège et bombardement du fort Mortier près Neuf-Brisach… (1873)

Les obus et les boulets sifflèrent dans les airs, exerçant leurs ravages sur les vieilles murailles du vieux fort tout abîmé, sur les remparts labourés et méconnaissables.
Ce matin l'ennemi couvrait le fort d'un feu des plus nourris. Les batteries de brèche étaient très-bien établies: il fallait redoubier de zèle. La situation ne fut pas cachée aux hommes; tous se résignèrent, beaucoup montrèrent un grand courage et meilleure volonté; plusieurs des plus hardis ont demandé et obtenu de doubler leur garde sur les remparts, malgré la grêle d'obus que l'on avait à supporter.
Source : Gallica

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