Louis Tiercelin

Résumé

Louis Tiercelin,  Bretons de Lettres

“ Ah ! ce Thabor, Hippolyte Lucas aussi l’a chanté dans ses Heures d’amour, mais en amoureux, pour les yeux de sa bien-aimée, car c’est elle qu’il suivait partout à travers Rennes jusqu’à notre Musée. Où M. Taine a vu des toiles, le poète, lui, ne voit que son amour. Aux buttes Saint-Cyr, dans la forêt de Rennes [11] , il cherche partout la bien aimée, et partout il ne trouve qu’Elle ; le reste est indifférent. Les rues ou elle passe ne sont que vieilles, l’église où elle entre n’est que vénérée, le porche qu’elle franchit n’est que sombre. ”
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Louis Tiercelin,  Bretons de Lettres

“ Il y a en vous un critique du XVIIe siècle, mais heureusement, il y a aussi un poète du XIXe. Si l’on en croyait le critique, on n’achèterait pas le poète, et les Heures d’Amour n’en seraient pas à leur quatrième édition. Mais vous avez le bonheur d’être plus fort comme homme de l’avenir que comme champion du passé, et vos vers, cher poète, triomphent de vos doctrines. Vous serez puni par le succès ; c’est bien fait. Ah ! vous voulez relever de Boileau et de Lebatteux en critique. Eh bien, votre poésie se révolte contre vous et vous bat. Elle ne relève, elle, que de l’éternelle nature. ”
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Louis Tiercelin,  Bretons de Lettres

“ C’était un soir de Noël. M. et Mme Hippolyte Lucas m’avaient invité à faire le réveillon chez eux et j’étais parti. En route, une vague tentation m’avait pris de m’arrêter à Notre-Dame et j’avais comme un regret croissant de n’assister pas à la messe de minuit. Pendant tout le trajet, les souvenirs d’enfance m’avaient assailli au son des cloches, et j’en étais arrivé à me blâmer comme d’une faute d’aller à cette soirée mondaine, alors que, vers l’Église, une voix, la voix de mon passé et de mon pays, m’appelait.
Quand j’entrai dans le salon, une tiédeur parfumée m’enveloppa
”
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