Louis Tiercelin

Résumé

Louis Tiercelin Revue des Deux Mondes

« Encore que Rennes ne soit pas précisément une ville enchanteresse, a dit M. Henry Houssaye dans son discours de réception à l’Académie française, Leconte de Lisle s’y plaisait, grâce au milieu intellectuel où il vivait. »
M. Henry Houssaye n’est pas le premier à médire de la capitale de la Bretagne ; il le fait, d’ailleurs, avec un sourire qui n’est pas sur les lèvres de tous les détracteurs de la vieille ville parlementaire. Baldric, évêque de Dol, appelait Rennes « un nid de scorpions et de bêtes doublement féroces. »
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Louis Tiercelin Revue des Deux Mondes

Mon premier désir, écrit M. Leconte de l’Isle, est qu’il habite le quartier le plus aéré et conséquemment le plus sain. Je suis loin de vouloir et de pouvoir lui fournir un logement autre que modeste et propre, mais encore que je ne veuille pas faire une dépense folle, suis-je désireux que sa chambre soit bien propre, bien garnie de tous les meubles nécessaires et commodes, — on se plaît mieux chez soi, quand on est bien logé, — et bien située pour l’air et la vue. Il est peu difficile en nourriture. Quant à la pension, qu’elle soit saine, c’est tout ce qu’il lui faut.
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Louis Tiercelin Revue des Deux Mondes

Charles Leconte de Lisle quitta l’île Bourbon, le 11 mars 1837, pour venir étudier le droit en France. Il laissait ses parens désolés de son départ. « J’ai beau chercher à me faire une raison de son absence, écrivait son père, quand son souvenir me revient, et il me revient souvent, mes yeux se mouillent. Je me laisse volontiers pleurer. Puisses-tu, mon ami, n’être jamais obligé de te séparer de tes enfans à d’aussi immenses distances ; cela nuit au bonheur de la vie. »
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