Louis Tiercelin, Les cloches (1891)
“ LA MORT DE BRIZEUX 145 Tous les efforts trompés et tous les désirs vains ! Toute espérance folle et toute foi meurtrie ! Ma mère, mes amis, mon oeuvre, ma patrie, Ne pouvoir achever tous ces rêves divins ! Faut il que tout nous fuie ainsi, que tout s'efface ! Garder tous ces amours au coeur et mourir seul, Sans qu'un ami soit là, qui, d'un coin de linceul, Vienne pieusement vous recouvrir la face ! MARIE Non, poète!.. Tous ceux que ton rêve appela, Voici qu'ils sont venus du fond de la Bretagne ; La mer et la forêt, la plaine et la montagne Ont entendu tes cris, poète, et je suis là ! ”
