Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand, La femme du premier consul (1884)
“ La lutte est engagée. Bientôt, deux files de prisonniers se dérobent de part et d'autre; mais le nombre est égal, la victoire indécise. C'est le moment de frapper le grand coup ; la garde va donner. Bonaparte s'élance, avec quelle vigueur, quelle impétuosité ! Hortense est poursuivie ; elle s'épuise en détours, en ruses de guerres ; mais la voilà perdue, quand le premier consul, rencontrant sous ses pieds une racine cachée dans l'herbe, s'étend tout de son long sur le champ de bataille ; un cri s'élève, mais Bonaparte se relève avec de grands éclats de rire, et se livre aux vainqueurs. ”
