Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand

Résumé

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand La citoyenne Bonaparte (1883)

La femme de l'ancien régime se disait : « Ai-je
bien fait d'épouser un ami de Robespierre le jeune, un général républicain ? » Bonaparte avait fasciné Joséphine. Il ne l'avait pas encore attendrie. Ce caractère violent, étrange, lui inspirait, en réalité, plus d'étonnement que de sympathie.
Il ne ressemblait en rien aux anciens courtisans de Versailles, types favoris de la noblesse. Ce qui en lui devait s'appeler plus tard du génie, n'était encore que de la singularité. Joséphine ne se souciait pas beaucoup d'aller le rejoindre en Italie.
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand La citoyenne Bonaparte (1883)

Le soir, Bonaparte disait à son aide de camp : « Eh bien ! Marmont, que croyez-vous qu'on dise de nous à Paris ? Est-on content ? — L'admiration pour vous, doit être à son comble. —
Ils n'ont encore rien vu, répliqua Bonaparte, et l'avenir nous réserve des succès bien supérieurs à
ce que nous avons déjà fait. La fortune ne m'a pas souri aujourd'hui pour que je dédaigne ses faveurs; elle est femme, et plus elle fait pour moi, plus j'exigerai d'elle. De nos jours, personne n'a rien conçu de grand ; c'est à moi d'en donner l'exemple. »
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand La citoyenne Bonaparte (1883)

En Portugal ou en Angleterre, en Crimée ou en Egypte ?
Subjuguera-t-il la terre des Pharaons ? Percera-t-il l'isthme de Suez ? Veut-il prendre Jérusalem, comme Godefroi de Bouillon, et pénétrer dans l'Inde, comme Alexandre ? Les choses mystérieuses ont surtout le don de frapper les masses.
Le plus grand prestige de l'expédition, c'est que la foule en ignore le but. L'incertitude plane sur l'Europe, sur l'Afrique, sur l'Asie. L'Angleterre, anxieuse, se demande où tombera le tonnerre.
Plus l'aventure qu'il va tenter sera périlleuse, plus elle aura d'attraits pour Bonaparte.
Source : Gallica

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