Résumé

Portrait de Alexandre Barginet Alexandre Barginet La 32e Demi-Brigade : chronique militaire du temps de la République (1832)

Les vainqueurs de Montenotte, affaiblis par la faim, se traînaient à demi nus sur les routes pierreuses et au travers des vallons stériles de l'Apennin. Le soldat français, vif et enthousiaste, travaillé d'ailleurs par des besoins auxquels l'homme ne peut se ravir, aurait voulu jouir à l'instant même des fruits de sa victoire. Il n'avait pas encore foi dans le général dont il suivait les pas, et dont l'étoile brillante le guidait au milieu des dangers. Brisant tous les liens de la
discipline militaire, il murmura hautement en demandant le prix de son sang.
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Barginet Alexandre Barginet La 32e Demi-Brigade : chronique militaire du temps de la République (1832)

Mais depuis deux jours tout va bien à Milan.
— Tout va bien à Pavie, Excellence, et nos campagnards surtout, que saint François en soit béni! qui n'entendent rien à ces grands mots inventés par l'enfer, de liberté et d'indépendance, sont tout prêts à se soulever. Une sourde rumeur agite la ville. Il nous est venu là un chef de condotieri qui s'appelle Augereau : il a toujours le blasphème et l'injure à la bouche, il a osé porter une main coupable sur les châsses des saints, sur les biens de la sainte Église! le bien des pauvres, Excellence !
Source : Gallica

Portrait de Alexandre Barginet Alexandre Barginet La 32e Demi-Brigade : chronique militaire du temps de la République (1832)

Une garde civique fut immédiatement organisée, et le peuple de Milan arbora les glorieuses couleurs qui avaient fait pâlir le drapeau de la coalition.
Ce fut l'intrépide et illustre Masséna qui entra le premier dans Milan à la tête de sa belle division, et qui planta sur ses murailles le drapeau tricolore surmonté du coq d'or des Gaulois. Le peuple fut frappé de respect et d'admiration à l'aspect de ces guerriers, tous si jeunes encore et dont les traits hâlés par le soleil et la fatigue, respiraient le calme du courage et la bienveillance naturelle à leur caractère national.
Source : Gallica

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