Résumé

Napoléon, par un homme du peuple… (1845)

En Italie, il est le seul maître, il peut ce qu'il veut. Milan lui a ouvert ses portes ; Pavie, Lodi, Crémone, Como, Lesagno, Lucco et Pizzighettone sont occupées par des généraux français.
C'est le 15 mai que Bonaparte fit son entrée solennelle dans la capitale de la Lombardie, à la tête de ses vaillants compagnons d'armes, auxquels il parla encore ce langage qu'ils écoutaient toujours avec enthousiasme et avidité. Il leur représenta le Piémont, naguère tyrannisé par l'Autriche, aujourd'hui paisiblement uni à la France, et Milan et toute la Lombardie devenues sujettes de la République.
Source : Gallica

Napoléon, par un homme du peuple… (1845)

Ecoutez le général Bonaparte ! Il n'y a que deux mille louis en or dans le trésor de l'armée, qu'importe ? Il sait que ce n'est rien pour trente mille soldats que ce denier de la République ; aussi n'estce pas avec cela qu'il veut refaire le physique et le moral des soldats. Avant lui on n'a pas su leur parler, on n'a pas eu le secret de l'éloquence militaire ; la parole est le puissant lévier des masses ; c'est donc par la parole qu'il soulèvera, qu'il électrisera des soldats français.
Source : Gallica

Napoléon, par un homme du peuple… (1845)

Schérer, Masséna, Augereau, Victor, Laharpe, Serrurier, Joubert, Cervoni, seraient de dignes émules ; par la force des choses ils ne sont plus que des subordonnés. Le génie se fait tout pardonner et grandit devant les obstacles ; marchons donc avec Bonaparte et sa fortune.
L'état que lui avait donné le ministre de la guerre portait l'effectif de l'armée à plus de cent mille soldats, et en réalité nous n'avions que trente mille hommes et trente pièces de canon à opposer à quatre-vingt mille Austro-Sardes et à une artillerie de deux cents pièces.
Source : Gallica

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