François Joseph Dugommier

Définition et enjeux

Joseph Calmette Napoléon Ier (1952)

Le virtuose de la stratégie qui réussit ce tour de force compte que l'obligation de préserver l'escadre ennemie, finalement menacée d'être bombardée à boulets rouges, contraindra les défenseurs à la reddition ou à la fuite. Dugommier laisse faire, mais il ne croit pas au succès. Il appelle familièrement, et comme pour flatter une manie, son artilleur « le capitaine Canon ». Le général Carteaux n'est pas moins sceptique, et il est plus gênant. Bien qu'il n'ait pas l'artillerie sous sa coupe, il fait tout pour décourager ou contrecarrer son action. Bonaparte s'obstine.
Source : Gallica

Portrait de Paul Gaffarel Paul Gaffarel Les campagnes de la Première République… (1892)

Ils restèrent dans leurs cantonnements, et l'offensive, qu'ils avaient dédaignée, nos jeunes troupes allaient bientôt la prendre avec leur nouveau général, Dugommier.
Dugommier s'était fait connaître par la reprise de Toulon. La Convention l'avait récompensé de cette éclatante victoire en le nommant général en chef de l'armée des Pyrénées Orientales : tâche ingrate, car tout était à créer dans cette armée. Dugommier l'accepta pourtant sans hésiter : il n'y vit que l'occasion de rendre au pays de nouveaux services. Dugommier avait dans sa physionomie de la douceur et de la fermeté.
Source : Gallica

Louis-François L'Héritier Précis, ou Histoire abrégée des guerres de la Révolution française… (1821)

Le général Dugommier, célèbre par ses exploits aux Alpes et par la réduction de Toulon, prit apr è s lui le commandement de l'armée. A l'affaire du Boulou, ce général combina les mouvemens de son armée avec tant d habileté, qu'en même temps qu'il enlevait le camp des Espagnols, il leur coupait la retraite, et les obligeait de chercher leur salut du côté de Figuières; mouvement qui découvrit Collioure et le fort Vendre
qu'il avait ordre d'assiéger.
Source : Gallica

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