Résumé

Maurice Gagneur Napoléon d'après le Mémorial de Sainte-Hélène (1921)

« J'ai pu partager l'empire turc avec la Russie ; il en a été plus d'une fois question entre nous. Constantinople l'a toujours sauvé. Cette capitale était le grand embarras, la vraie pierre d'achoppement. La Russie la voulait ; je ne devais pas l'accorder: c'est une clef précieuse; elle vaut à elle seule un empire : celui qui la possédera peut gouverner le monde. »
Et comme l'Empereur se résumant en est revenu à dire : « Qu'a donc gagné Alexandre qu'il n'eût obtenu à Wilna à bien meilleur compte ? » Il est échappé à quelqu'un de dire : « Sire, d'avoir vaincu et d'être demeuré triomphant. »
Source : Gallica

Maurice Gagneur Napoléon d'après le Mémorial de Sainte-Hélène (1921)

« Le sort d'une bataille, disait l'Empereur, est le résultat d'un instant, d'une pensée : on s'approche avec des combinaisons diverses, on se mêle, on se bat un certain temps, le moment décisif se présente, une étincelle morale prononce, et la plus petite réserve accomplit. »
C'est à cette étincelle morale qu'il doit Marengo, Austerlitz et Wagram, victoires qui lui permirent de dire « avoir été celui qui le premier avait salué la France du nom de la Grande Nation. Et certes, remarquait-il, je l'ai montrée telle au monde. »
Source : Gallica

Maurice Gagneur Napoléon d'après le Mémorial de Sainte-Hélène (1921)

L'Empereur donna pour dame d'honneur à l'impératrice Marie-Louise la duchesse de Montebello ; le
comte de Beauharnais pour chevalier d'honneur, et le prince Aldobrandini pour écuyer. Lors des malheurs de 1814, ils ne répondirent pas, disait l'Empereur, au dévouement que l'impératrice avait droit d'en attendre : son écuyer la déserta sans prendre congé; son chevalier d'honneur ne voulut pas la suivre ; et la dame d'honneur, malgré l'extrême affection que lui portait l'impératrice, crut, disait Napoléon, tous ses devoirs accomplis lorsqu'elle l'eût déposée à Vienne.
Source : Gallica

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