Campagne d'Italie

Définition et enjeux

François Joseph Emmanuel de Guignard de Saint Priest La guerre d'Italie : campagne de 1859 (1882)

Personne ne vous conteste le droit de sympathiser avec les Italiens. Vous pouvez les aider par les moyens pacifiques, mais Dieu seul sait si par la guerre vous ne riverez pas encore plus leurs chaînes. Souvenez-vous que vous acquerrez honneur et reconnaissance en maintenant la paix, que vous courez le risque d'un désastre en tirant l'épée. Ce ne sera pas l'Italie seule, ce sera le monde entier qui souffrira du parti que vous allez prendre. En ce moment, l'honneur de la France est intact. Vous reconnaissez que vous n'avez aucun sujet de différend avec l'Autriche.
Source : Gallica

L'écho de la guerre : histoire pittoresque… (1859)

Mais la plus belle de toutes les victoires est celle que vous avez remportée sur vous-même. Dans l'enivrement du triomphe, vous vous
êtes montré généreux ennemi autant qu'allié fidèle et désintéressé ; entouré de soldats victorieux et ardents, vous n'avez songé qu'à épargner leur sang précieux; vous avez rendu à l'Italie la vraie liberté, en la délivrant du despotisme et en lui interdisant les procédés révolutionnaires
Source : Gallica

François Joseph Emmanuel de Guignard de Saint Priest La guerre d'Italie : campagne de 1859 (1882)

Pour maintenir l'équilibre actuel de l'Europe, il faut rendre l'Italie indépendante, ou resserrer les chaînes sous lesquelles l'Autriche la tient en esclavage. Demanderai-je pour sa délivrance que le sang des Français soit répandu pour les Italiens? Non. Je ne vais pas jusque-là. L'Italie demande que la France n'intervienne pas contre elle; elle demande que la France ne permette pas à l'Allemagne d'appuyer l'Autriche dans les luttes qui vont peut-être bientôt s'engager. Or, c'est précisément ce que Votre Majesté peut faire si elle le veut.
Source : Gallica

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