Résumé

Charles Richomme Histoire de Napoléon écrite pour la jeunesse… (1857)

« Soldat et premier consul, dit Napoléon en montant sur le trône, je n'ai eu qu'une pensée; empereur, je n'en ai point d'autre : la prospérité de la France. » Il a tenu ses promesses. On ne peut nier les admirables résultats de l'administration impériale. C'était, il est vrai, un gouvernement entièrement absolu, mais le pouvoir suprême entre les mains d'un tel homme devait opérer de grandes choses. Napoléon, nous l'avons déjà dit, n'était pas seulement un grand capitaine; habile politique et bon administrateur, il ne montra pas moins de génie sur le trône qu'à la tête de ses armées.
Source : Gallica

Charles Richomme Histoire de Napoléon écrite pour la jeunesse… (1857)

Les armes de l'empire furent l'aigle. On avait proposé le lion, les abeilles d'or des Mérovingiens, ou le coq gaulois : «Votre coq, s'écria Napoléon, est un animal qui vit sur le fumier et se laisse manger par le renard, je n'en veux pas; prenons l'aigle, c'est l'oiseau qui porte la foudre et qui regarde le soleil en face ; les aigles françaises sauront se faire respecter, comme les aigles romaines. » En effet, à peine l'empereur fut-il monté sur le trône, qu'il résolut de venger la France des attaques du gouvernement anglais.
Source : Gallica

Charles Richomme Histoire de Napoléon écrite pour la jeunesse… (1857)

Napoléon comptait avec raison sur le dévouement de ses soldats, mais il ne compta pas assez sur le peuple. Les grands événements qui venaient de se passer avaient opéré une révolution dans les esprits. On voulait la liberté, et l'empereur n'avait été si bien accueilli que parce qu'il voulait rendre, avait-il dit, le peuple français le plus libre de tous les peuples de la terre. Mais Napoléon était toujours le même, c'était un dictateur , et lorsqu'il promulgua l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire, la France perdit toutes ses illusions.
Source : Gallica

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