Paul Gaffarel,
Les campagnes de la Première République…
(1892)
“ Le même jour il nommait Bonaparte général en chef de l'armée d'Angleterre, plénipotentiaire au congrès de Rastadt, et l'invitait, lui et ses officiers, à une grande fête triomphale. Quel moment dans la vie de Bonaparte ! Bien qu'il n'eût signé ce traité que par égoïsme, et qu'il l'eût souillé d'une tache ineffaçable, la destruction et le partage de Venise, on oubliait tout pour admirer. L'enivrement était universel. Bonaparte avait remporté une série de victoires et fondé des États. Il assurait à la France la plus glorieuse des paix qu'elle eût jamais signées. ”
