Le paysan soldat : épisode de la Révolution et du Consulat (1853)
“ Je fais consister la grandeur d'âme, non à me venger d'une injure, ce qui est le plaisir des faibles, mais à la pardonner, ce qui est le plaisir des forts. Je tâche de me hisser si haut, si haut, qu'une ignoble insulte ne puisse m'atteindre. Mais ne m'appelez pas lâche pour cela : j'ai prouvé sur le champ de bataille que j'ai autant de courage qu'un autre. C'est, ce me semble, en face de l'ennemi qu'un vrai soldat doit se montrer ce qu'il est. La République m'a confié un sabre pour défendre son drapeau, et non pour éventrer un compagnon d'armes. Non, Capitaine, je n'enverrai point de cartel. ”
