Résumé

Le paysan soldat : épisode de la Révolution et du Consulat (1853)

Je fais consister la grandeur d'âme, non à me venger d'une injure, ce qui est le plaisir des faibles, mais à la pardonner, ce qui est le plaisir des forts. Je tâche de me hisser si haut, si haut, qu'une ignoble insulte ne puisse m'atteindre. Mais ne m'appelez pas lâche pour cela : j'ai prouvé sur le champ de bataille que j'ai autant de courage qu'un autre. C'est, ce me semble, en face de l'ennemi qu'un vrai soldat doit se montrer ce qu'il est. La République m'a confié un sabre pour défendre son drapeau, et non pour éventrer un compagnon d'armes. Non, Capitaine, je n'enverrai point de cartel.
Source : Gallica

Le paysan soldat : épisode de la Révolution et du Consulat (1853)

Le véritable danger pour le soldat est à la caserne.
L'activité de la guerre , en occupant son esprit, ne laisse pas aux passions le temps de s'emparer de lui. Il faut marcher, il faut camper, il faut se battre; la faim, la soif, la fatigue , la pluie, l'insomnie , la chaleur, le froid , abattent tour à tour ; on n'a en vue que le combat et la victoire. C'est le mouvement perpétuel, pendant lequel l'âme n'a pas le temps de se corrompre, pas plus que l'épée de se rouiller.
Source : Gallica

Le paysan soldat : épisode de la Révolution et du Consulat (1853)

Celui-ci, depuis son retour à Paris, n'avait cessé d'y jouir d'une gloire jusque-là sans exemple. Tout ce qu'il y avait de distingué, en quelque genre que ce fût, s'était empressé de se réunir autour de lui. Déjà l'instinct public pressentait le futur dominateur de la France. C'était à qui l'encenserait, le cajolerait : on adorait le soleil levant. Lui, de son côté, affectait une extrême simplicité. Il aspirait l'odeur de l'encens, mais tenait à cacher l'idole. Son éclat offusquait le Directoire ; on oubliait le gouvernement et les Conseils pour ne s'occuper que du vainqueur
de l'Italie.
Source : Gallica

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