Édouard Goepp

Résumé

Édouard Goepp Les grands Hommes de la France… (1874)

Sous des dehors sauvages il cachait une âme vive et très-susceptible d'exaltation. Quoique élevé à la sévère école de l'armée du Rhin, il s'était enthousiasmé pour les campagnes d'Italie, et avait voulu voir de ses yeux les champs de bataille de Castiglione, d'Arcole et de Rivoli. Il parcourait ces champs, théâtre d'une immortelle gloire, lorsqu'il rencontra, sans le chercher, le général en chef de l'armée d'Italie, et se prit pour lui d'un attachement passionné. Quel plus bel hommage que l'amitié d'un tel homme! Le général Bonaparte en fut vivement touché.
Source : Gallica

Édouard Goepp Les grands Hommes de la France… (1874)

Ces citations prouvent jusqu'à l'évidence quel homme était ce général qui, quoique soldat comme pas un, n'avait qu'une préoccupation, non le succès brillant par le canon, mais la victoire morale par la persuasion.
Il adorait le soldat: « La condition du soldat, disaitil, est si différente de celle du général ; le général ne fait rien qui n'ait un but, une récompense ; ses moindres actions sont toujours aperçues par la renommée qui se hâte de les publier. Le soldat, au contraire, lors même qu'il meurt au champ d'honneur, ne triomphe que dans l'obscurité. »
Source : Gallica

Édouard Goepp Les grands Hommes de la France… (1874)

Daumesnil et ses camarades passèrent en conseil de guerre et furent tous condamnés à mort.
Bonaparte aurait voulu sauver celui qui deux fois déjà lui avait sauvé la vie. Il avait regret de voir
mourir ce brave soldat, l'un des plus braves de cette armée dans laquelle il fallait être un véritable héros pour se distinguer de la masse, composée tout entière d'hommes bronzés à la fatigue et d'un courage à toute épreuve. Un aide de camp fut chargé de dire à Daumesnil qu'il aurait sa grâce s'il voulait la demander : « Jamais, répondit-il, jamais sans mes camarades ! »
Source : Gallica

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