Auguste Échard

Résumé

Auguste Échard J.-B. Kléber : un fils de l'Alsace (1883)

Ah !
c'est Kléber, c'est Kléber! , — On dirait souvent qu'une injustice invisible et puissante prend soin de réparer les torts dont ont souffert les grands hommes.
De retour à Strasbourg, Kléber se trouva dans un état voisin de la détresse. Dans les huit années passées au service de l'Autriche, il s'était montré prodigue et imprévoyant, dépensant étourdiment autant d'argent que les officiers nobles, infiniment plus riches que lui. De la sorte il contracta des dettes que ni lui, ni ses parents ne purent payer. Il jugea qu'en restant soldat il ne gagnerait pas de quoi s'acquitter.
Source : Gallica

Auguste Échard J.-B. Kléber : un fils de l'Alsace (1883)

Le seul sentiment qui l'animât jadis en Autriche était le désir de la gloire et de l'avancement. En s'engageant au service de la France et de la Révolution, Kléber se dévouait désormais à une cause qu'il déclarait sainte. Un enthousiasme désintéressé pour les idées nouvelles devait à l'avenir lui inspirer de grandes actions, et faire un héros de celui qui, en Autriche, n'aurait jamais été qu'un brillant officier.
Après avoir mené son bataillon dans le département de l'Ain, il reçut l'ordre de rejoindre sur le Rhin l'armée de Custine.
Source : Gallica

Auguste Échard J.-B. Kléber : un fils de l'Alsace (1883)

Kléber lui apparaissait comme un demi-dieu; il brûlait de lui exprimer son admiration. Pressé par ce désir, il ne voulut pas, le soir de sa victoire, s'endormir avant d'avoir parlé à cet homme merveilleux. Il le trouva assis à un feu de bivouac, dans un champ. Kléber
l'accueillit fort mal et lui reprocha de n'être pas à son poste lorsque tant de dangers menaçaient les soldats.
Source : Gallica

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