Auguste Échard, J.-B. Kléber : un fils de l'Alsace (1883)
“ Ah ! c'est Kléber, c'est Kléber! , — On dirait souvent qu'une injustice invisible et puissante prend soin de réparer les torts dont ont souffert les grands hommes. De retour à Strasbourg, Kléber se trouva dans un état voisin de la détresse. Dans les huit années passées au service de l'Autriche, il s'était montré prodigue et imprévoyant, dépensant étourdiment autant d'argent que les officiers nobles, infiniment plus riches que lui. De la sorte il contracta des dettes que ni lui, ni ses parents ne purent payer. Il jugea qu'en restant soldat il ne gagnerait pas de quoi s'acquitter. ”
