Astolphe de Custine,
La Russie en 1839
“ Pendant mon séjour en Russie, comme pendant toutes mes autres courses, deux pensées, ou plutôt deux sentiments n’ont cessé de dominer mon cœur : l’amour de la France, qui me rend sévère dans les jugements que je porte sur les étrangers et sur les Français eux-mêmes, car nulle affection passionnée n’est indulgente ; et l’amour de l’humanité. Trouver le point d’équilibre entre ces deux termes de nos affections ici-bas, la patrie et le genre humain, c’est la vocation de toute âme élevée. La religion seule peut résoudre un tel problème ; je ne me flatte pas d’avoir atteint ce but ”
