Paix de Campo-Formio

Définition et enjeux

Albert Espitalier Vers Brumaire : Bonaparte à Paris… (1914)

Le traité de Campo-Formio, qui a difficilement triomphé au Directoire, trouve, auprès des Conseils, des censeurs encore plus sévères et des critiques encore plus dures. Les révolutionnaires avancés le regardent « comme une calamité1 ». S'il est vrai que le peuple, enthousiaste des grandes choses, accepte avec « une joie extrême » la nouvelle de la paix, le républicanisme effarouché des politiques s'offusque des articles donnant Venise à l'Empereur. Sieyès, Boulay de la Meurthe, Guy Vernon, Garnier les trouvent inconvenants2.
Source : Gallica

Johann Jakob Moll Moyens de faire de la République française l'État le plus heureux et le plus agréable qui existe…

Résultat final, d'autant plus important et indispensable, que toute paix , consentie par nos ennemis , sans ce moyen de garantie , ne sera pas plus stable et rassurante pour nous, que celle de Campo-Formio ; par conséquent, sensée nulle, puisqu'elle nous laisse dans un même état de crainte et de dépense que la guerre même, vu l'imprudence qu'il y auroit d'y avoir plus de confiance, et de licencier un seul homme.
Source : Gallica

Histoire populaire de Napoléon Ier… (1853)

Vous êtes parvenus à organiser « la grande nation dont le vaste territoire n'est circonscrit que parce que la « nature en a posé elle-même les limites. Je vous remets le traité de Campo« Formio, ratifié par l'empereur. Cette paix assure la liberté, la prospérité et la « gloire de la République. Lorsque le bonheur du peuple français sera assis sur « les meilleures lois organiques, l'Europe entière deviendra libre. »
Le Corps législatif voulut aussi fêter l'arrivée du vainqueur de l'Autriche.
Source : Gallica

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