Frédéric Passy

La colonne (1871)

Résumé

Frédéric Passy La colonne (1871)

A nous seuls, serviteurs du droit, apôtres de la paix, il convient de parler de l'émancipation des travailleurs, parce que nous détestons le mite de la force sous ses deux formes les plus monstrueuses, la guerre civile et la guerre étrangère; parce que la paix seule donne à la fois la moralité, la justice et la richesse.
Le renversement et la réédification de la colonne Vendôme sont des signes du temps assez graves pour que le secrétaire de la Ligue internationale et permanente de la Paix nous dise comment il les apprécie ; son sentiment sera, comme toujours, celui de la ligue tout entière.
Source : Gallica

Frédéric Passy La colonne (1871)

C'eût été le spectacle de la France le purifiant, — comme ces repaires païens convertis par le christianisme en sanctuaires du Dieu de justice et d'amour ; — et faisant du symbole même du vieil esprit de destruction et de haine le symbole de l'esprit nouveau de fraternité et de progrès.
Source : Gallica

Frédéric Passy La colonne (1871)

Crime inutile d'ailleurs, et par conséquent crime bête, — comme tous les crimes des partis, — qui, bien loin de faire disparaître, avec leur emblème matériel, les sentiments dangereux ou faux dont la Colonne, aux yeux de beaucoup, était la glorification justement odieuse, n'a fait que surexciter chez les uns, et réveiller chez les autres, par l'inévitable réaction du mépris et de l'horreur, les plus déplorables exagérations du chauvinisme mourant et les plus ridicules souvenirs de la légende du Césarisme moderne.
Source : Gallica

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